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CHAPITRE III

JEDX SCÉniOüES. — ART THÉÂTRAL

r.ommpnccmenls de l’art dramatique à Home. — Danse» des histrions venus de l’Éirurie. — Li jeunesse romaine ajoolc des vers libres à ces danses. — Origine des Satires et des Alellanes. — Acteurs de tragédie et de comédie méprisé.» comme esclaves. — Les* Romains initiés en ÎUi à l’art des Grecs par l’esclave Andronicus. — Cirque p<;rmanent, théâtres pronsojres.

Constniction du Théâtre Pompée. — Grands comédiens honorés. — Le» auteurs en relation avec le,s magistrats d’un ordre élevé. — Société des auteurs à Rome. — Son esprit d*indépendance. — Fierté du pcn^te Arcius devant César. ^Abai.ssementde l'art dramatique accommodé aux goût.s des Romains. ^ Aspect de la .scène aussi repoussant que le cirque. ~ Le ihéAlre moyen rapide de démoralisation sil n'esi bien dirigé*

Après 1rs jeux du cirque où brillaient la force pliysiquc, le rouraKcel radrcfse, on célébrait les jeux scéniques consacrés aux exercices de l'esprit. Ces plaisirs, qui depuis plus d'un siècle faisaient la gloire des Grecs et leurs délices, n'avaient aucun attrait pour les Romains. La néce.'silé seule put les leur imposer et ce fut la peste qui les introduisit dans leur cité. Rome était ravagée par une épidémie, c'était en l’an 391 de sa fondation. Ni les prières ni les sacrifices n'avaient désarmé la colère des dieux; le fiéan ne s'arrêtait pas. Poussés par la superstition, avertis par un oracle, cl n'ayanl pas d’autre

VIE DE NÉRON

moyen pour fléchir la colère célcsle, les Romains invcnlèrent . de célébrer des jeux scéniques.

Rien n’était moins en rapport que ces jeux avec le caractère d’un peuple guerrier. Il ne connaissait d’autre amusement que les courses de chariots et les combats du cirque. Ni la poésie ni l'action dramatique ne furent pour quelque chose dans ces premiers essais. Des histrions venue de l'Étrurio exécutèrent des danses au son de la flûte avec des poses et des mouvements gracieux à la mode de leur pays’. La jeunesse * romaine imita ces danses qui l’avaient charmée. Elles forent .son divertissement le plus agréable aux fêtes des champs que les Romains, peuple agriculteur par excellence, célébraient avec passion. Dans la joie d’une riche mois.son serrée à propos dans les granges, animés par les vapeurs du vin, ils improvisaient des vers libres *; ils s’abandonnaient à leur franche inspiration, essais rustiques où les gestes grotesques, les poses la.scives et les railleries grossières se mêlaient avec (dus d’entrain que de goût. Ces premiers rudiments de poésie furent appelés vers fescennins ’.

Les danses étrusques, ainsi accommodées à la romaine, constituèrent les Satires et les Atellancs; ces prodigieuses bouffonneries devinrent un amusement national. Rome les préféra toujours à la tragédie et û la comédie qui étaient d’origine grecque. Dans les entr’actes des grandes pièces jouées par les comédiens de profession, presque toujours esclaves et méprisés comme tels, les citoyens libres se réservaient le droit de venir

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