I. Tite-Livk, liv. VII, ch. i et ii
S. Liliertas que rrcurrenles accepU per »nnos Lusil amabililer.
Hurace, livre U, î, vers 147.
.'I. De fescennia, ville d’Élrurie.
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VIE DE NÉRON
improviser les farces vigoureuses où revivaient la gaieté rustique et riiumcur gaillarde des vieux Romains; ce qu'ils faisaient sans rien perdre de leur considération ' .
L’an de Rome 514, plus d'un siècle après la mort d’Euripide, et cinquante-deux ans après Ménandre, les Romains furent initiés à l'art scénique des Hellènes par un esclave de Livius Salnitor, Andronicus, poète et Grec de naissance. .Mais leur caractère national avait un cété pratique et arrêté peu en rapport avec l’esprit ingénieux des Grecs, amoureux de fictions. Sur les cinq jours consacrés d'abord aux grands jeux, quatre furent donnés aux combats du cirque, et te cinquième aux divertissements de la scène. Le cirque était en permanence depuis les Tarquins; mais le théâtre fut provisoire, les jeux célébrés, on le démolissait. Le grand Pompée, au moment de sa toute-puissance, Gt bâtir le premier théâtre permanent. Il trompa le sénat, disant qu’il élevait à Vénus un temple audessous duquel on avait pratiqué quelques gradins pour les spectacles ; or, Ic^ gradins contenaient vingt-sept mille spectateurs, et le temple qui s’élevait au-dessus, n’était pas, plus grand que la loge impériale du cirque.
La forme extérieure du monument était un hémisphère de cinq cent cinquante pieds de diamètre, dont la façade arrondie se composait d’arcades superposées avec une statue dans chacune d’elles; entre les arcades on voyait devant des pilastres, de grandes colonnes en marbre rose. A l’intérieur du théâtre des gradins en pierre entouraient, â une hauteur de cinq pieds, l’orchestre en hémicycle, et se développaient en autant de lignes concentriques et superposées, s'élargissant jusqu'à la galerie du haut. Elle était soutenue par des colonnes du côté
I. -Nam noque Iribu morolur, nci|ue .1 mililaribus slipondii.» rcpollilur VAiKiiii Maxive, Iît, II, ch. IV.
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do In scène cl formée au dehors par le mur extérieur. Celte montagne do pierre posée sur dos voûtes était percée, à des distances régulières, d’escaliers et de portos donnant sur les gradins en face des spectateurs; immédiatement après l'orchestre, s’étendait la scène, ornée de colonnes, de statues, et do toutes les splendeurs de l’architecture. Trois grandes portes s’ouvraient au fond et laissaient la perspective fuir dans le ciel. De ce côté l’édifice était entouré de jardins, de portiques, de l)ois sombres, pour éloigner les bruits et les rumeurs vulgaires du sanctuaire des beaux-arts.
K côté du théâtre Pompée s’élevèrent, dans les mômes conditions, ceux de Balbus et de Marcellns : les chefs-d’œuvre de Plaute et de Térence, qu’on avait joués sur des scènes splendides mais provisoires, prirent possession de ces monuments. Ce fut des Scipions à Auguste, la grande époque de la littérature dramatique chez les Romains. Les comédiens en renom étaient honorés et comblés de richesses. Roscius recevait du trésor public mille deniers par jour, sans compter ce qu’il gagnait ailleurs. Le tragédieu Esopns, un prodigue effréné, qui se faisait servir des plats estimés dix-huit mille francs de notre moiyiaie, laissa pour héritage à son fils vingt millions de sesterces après une vie de dissijiation. L’importance qu’ont aujourd’hui les hommes d’argent, les hommes de talent l’avaient alors. Roscius vivait dans la familiarité de S) lla, qui le décora de l’anneau d’or des chevaliers. Il fut l'ami et le maître de Cicéron, dont il perfectionna l’action oratoire. L’orateur romain osa reprocher un jour au peuple-roi qui l’écoutait, d’avoir poussé des cris et troublé Roscius pendant qu’il était en scène. Le discours de Cicéron est perdu, mais le fait de l’admonestation est certain* .