‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 75 sur 215 · Macbobe. Saturnales, liv. III, ch. xiv · texte numérisé non relu

Macbobe. Saturnales, liv. III, ch. xiv

VIE DE NftROX

Quant au\ auteurs de quelque mérite qui, dans les grandes solennités, prétendaient faire jouer leurs poëmes sur le théâtre Pompée, aussi important chez les Romains que le Théâtre-Français parmi nous, ils avaient Thon neur de se mettre en rapport avec l’édile patricien. On sait l'accueil bienveillant que Térence, inconnu et pauvre, reçut de Cérius quand il lui présenta VAndrienne *.

Les magistrats d’un ordre élevé appréciaient, censuraient et récompensaient les auteurs. Cette idée ne leur vint jamais à l’esprit de prendre la place de ceux qu’ils devaient encourager et d’abuser de leur induence pour produire leurs œuvres. Les empereurs suivirent cet exemple cl VŒilipe de Jules César, ainsi que VAjax d'Auguste ne furent jamais représentés *.

Ce qu’il faut noter à la louange de César Octave, c’est la protection spéciale dont il honora les lettrés de son temps. 11 dut à ce retour aux usages et aux mœurs républicaines pendant sa lortgue édilitô impériale, d’être le promoteur d’un grand siècle et de faire oublier les proscriptions du triumvir. Dans celle république des lettres qui survivait <à là République romaine, l’esprit d’indépendance s’était conservé. Les pqëles et les lilléralcars, constitués en société, maintenaient les droits de rinlelligence. Les idées et les sentiments qui animaient autrefois le peuple dans le Forum restaient vivaces et puissants au milieu d'eux, tt les comédiens eux mêmes osaient faire entendre au théâtre de ‘courageuses paroles ■'*. La tribune était muette; mais renseignement slo'ique des philoso-

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