‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 85 sur 215 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

VKRTPS ET lUENFAITS INCTUES

OflfC iU'% faiis inlerTcrli. — SAgi* adrninislr.illon de X«*ron. — St'dilion de Fouzzolos. — <^iniamnalion do Blôsus. — K«ïuiU*'de Xi-ron. — Mort calme et honore*' de I». Afer et .M. Servilius. — Secours envoyés aiiv co» lonies. — Néron ajoute à raiiturilu du sênal. — H laisse cuiidainner son intendant Vibius. -- Honte de Néron pour les candidats malheureux. — Conspiration permanenie contre Néron. — Le.s moindres a-xidents inierprtflés contre Néron. — Il conseil e a II. PiaiitiM «le se retirer on Asie.

Néron .se baigne dans la fo.itnine de l'eau Murcia. — Indignation de Tacite. — Néron est en danger de mort. — Il *lé>igne son suc.ce.<seur. — Ambition de.s patriciens entretenue par les a.^irolopues. — Nitoii a pu compter à son audience huit ou neuf personnages qui régnèrent après lui.

Pondant que Néron frappait les esprits, fixait sur lui l'at- U'iition puldiquc et jetait dans les cœurs les germes d'une popularité qui dure encore, raduiinistration de l'Knipirc suivait son cours régulier. Hurrlius et Sénèque cxerçaicul sagement le pouvoir du prince, et Home dominait le monde s;ms l'opprimer. En suivant l’ordre clironologiqiie des faits, on raconterait ici les guerres qui signalèrent en Occident et en (Jrient les heureux commenrcmcnls de Néron; mais on a cru devoir |ilacer ailleurs le récit de ces expéditions si vigoureu- .scmciit poussées hors des frontières de l'Empire, sans en troubler la paix cl la prospérité, .\insi, la juste appré.dalion de la

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politique sage du prince est plus facile et sa bonne administration est évidente. S’il était possible, quand on entreprend déjuger Néron, d’oublier les crimes cachés dans le secret du palais, et de SC persuader que le repos public ne saurait être trop chèrement acheté, rien ne serait comparable aux huit premières années de ce règne passées dans un calme majestueux et profond.

Voici quels faits succédèrent aux grandes révolutions qui changeaient la face du monde : Les habitants de Pompéi célébraient des jeux auxquels assistèrent leurs voisins de Xucérie : Une vive discussion soulevée entre eux dégénéra bien vite en combats sanglants; plusieurs Nucériens périrent. Les parents des victimes vinrent se plaindre à Itorae. L’alTaire, portée au tribunal du prince, fut renvoyée au sénat. Les Pompéiens furent condamnés avec interdiction pendant dix ans des spectacles de gladiateurs. Sur la plainte des habitants de Cyréne, Blésus, leur gouverneur, fut reconnu coupable d’avoir pillé letré-sor d’Esculape; on le chassa du sénat. Les mêmes Cyrénéens accusaient faussement Strabon de les avoir mal jugés: Ils s’étaient d'abord emparés, sans aucun droit, de quelques terres à leur convenance; or, ces terres faisaient partie du domaine privé du roi de Cyrène, Ptolémèe Apion, lequel avait institué le peuple romain son héritier : Les Gyrénéens invoijuaient la prescription contre les arrêts d’.Vcilius Strabon, envoyé par Claude avec les pouvoirs de préteur. Le sénat jugea que le prince pouv^tscul poursuivre une all'aire entamée par son prédécesseur; Néron se prononça avec une équité et une douceur remarquables : il maintint les justes décisions d’Acilius qui revendiquait les droits de l’ittat; mais, en considération de l’alliance des Cyrénéens avec Borne, il leur abandonna les terres usurpées.

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Parmi les hommes éminenls qui jouissaient en paix, sous Néron, de leurs richesses et d’une considération justement acquise, il faut compter l'orateur Domitius Afer, dont Quintilien et Tacite admirent le génie. Les avocats célèbres faisaient alors, de leur action oratoire, une sorte de représentation théâtrale, ornaient leur main d’une pierre précieuse qui brillait dans leur geste, et se faisaient accompagner d’une longue suite de clients, chargés de les applaudir. Au lieu de suivre leur exemple, Domilius condamnait ces abus et flétrissait ces ridicules. .V côté de Domitius, Tacite mentionne Marcus Servilius, orateur, historien et surtout homme d’honneur; il n’avait qn’un travers, c’était de porter au cou, sur un papier renfermé dans un linge, deux caractères de l’alphabet grec pour se préserver du mal d’yeux. Tibère et Claude avaient honoré son caractère et .ses talents. La vieillesse de ces deux grands orateurs s'éteignit paisible et respectée pendant la septième année du règne do Néron.

La faveur et la sollicitude du prince s’étendirent particulièrement sur quelques villes d’Italie. Pouzzoles obtint avec une augmentation de privilège le titre de colonie impériale ; .\ntimme et Tarente , qui dépérissaient , reçurent dans leurs murs de nouveaux habitants, des légionnaires qui avaient leur congé; mais ces vétérans, tirés de diverses cohortes et forcés au célibat pendant qu’ils étaient sous les drapeaux, ne purent se faire au régime honnête et laborieux de la famille, ni se former en corps de cité avec des voisins inconnus. Les colonies prospéraient autrefois, parce que la légion tout entière, installée dans un campement avec ses chefs, se transformait aisément en municipe; la discipline et l'e-sprit de corps les préparant à merveille aux mœurs de la cité.

Néron augmenta la dignité du sénat et .son influence, en

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rendant l’appel à celte compagnie aussi important que l’appel au prince; il laissa condamner son intendant pour la Mauritanie, Vibius Secundus, accusé de concussion par les peuples de cette province. Enfin, il poussa la condescendance jusqu’à donner des consolations aux candidats qui avaient échoué en briguantdes magistratures. Il les nommait tribuns des légions.

Mais ni la paix, ni les intentions libérales du prince, ni son administration irréprochable, ni les encouragements proposés au mérite, ne désarmaient les vieilles rancunes des patriciens. Les guerres civiles et les proscriptions avaient laissé dans le caractère romain comme un besoin de haïr et de conspirer; et ceux qui auraient trouvé des chances de fortune dans les agitations républicaines, les cherchaient avec obstination dans un changement de règne. Néron perdit vile le fruit de scs efforts tentés pour entraîner les esprits dans les régions calmes et sereines de l’intelligence; on avait adopté l'habit grec pendant les jeux Néroniens, on avait fréquenté les gymnases et discuté pendant quelques jours sur la peinture et sur la poésie; mais, bientôt les idées et les costumes des Grecs passèrent de mode ; le gros bon .sens romain revint aux idé^s pratiques de pouvoir et de liberté. Les vaines spéculations et les discussions inutiles n’étaient pas une pâture suffisante pour ces hommes d’action habitués aux plus grands projets, avides de réalité, et passant avec les allures simples de la force, des paroles à lac- , tion.

Les regards tournés vers le passé, inutiles et mécontents d'eux-mêmes, tourmentés par un long regret de la liberté perdue, ces patriciens traînaient chaque jour leur oisiveté du Forum au Capitole, à travers les monunacnls de leur gloire évanouie, devant la tribune muette et dans la voie sacrée où ne passaient plus des triomphes; ils se demandaient pourquoi

Rome, mattressedu monde, n'élail plus maîtresse d’elle-même, et comment des siècles de gloire et de vertu pouvaient aboutir à la servitude. Les uns, irrités par les leçons du stoïcisme, qui leur apprenait à vénérer dans le secret de leurs maisons les imagos de Cassius et de Brutus, nourrissaient leur orgueil d’espérances coupables et de projets insensés ; les autres, cherchant dans les excès de toute sorte l’oubli d'eux-mèmes et de la patrie, ne croyaient plus aux dieux ni à rien, et se consolaient par ce suprême désespoir. Violemment ramenés au sentiment de leur décadence, ils portaient tous, comme un fardeau, les souvenirs et le spectacle de cette Rome monumentale et asservie, Un peuplé muet de statues, des ombres de marbre et d'airain, semblaient regarder avec mépriscesindignes neveux comme pour les provoquer à suivre leurs exemples; l’héroïque nation des aïeux immobile et debout dans sa gloire, opposait à l’infamie présente la mémoire indexible de ses vertus.

An milieu de ce repos inquiet, la nouvelle .se répand que la fortune abandonne Néron. Pendant qu'il séupait à Soubiaco, la foudre a renversé la table et brisé la coupe dans sa main; une comète apparatt en même temps; plus de doute, c'est un changement de règne. Les Romains, d'autant plus superstitieux qu’ils ont moins de religion, regardent Néron comme déjà renversé du trône. Une seule question les préoccupe: quel sera son successeur?... La rumeur publique désignait Rubellius Plaulus, il tenait par sa mère à la famille Julia, et la gravité de ses mœurs, le recueillement où il cachait sa vie, ajoutaient à la bonne opinion qu’on avait de lui; ses aïeux étaient originaires de Tivoli où venait de tomber la fondre; on le crut désigné par le sort pour remplacer Néron. Tout à coup, ce candidat de l’opinion publique fut entouré d’une cour, rompoieo de ces hommes qu'une

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ambition ardente précipite dans toutes les ncuvoautés. Tel était le caractère de cette démocratie romaine qui, du soir au matin, par un mouvement des esprits si peu motivé, opposait à César un prétendant autour duquel un parti se formait comme par enchantement.

Cos rumeurs et ces émotions soudainesépauvanlèrent Néron qui en comprenait le danger. La faveur publique pouvait entraîner Plautiis plus loin qu'il ne voulait aller, et forcer .Néron à le traiter en ennemi; il lui conseilla de se retirer en Orient, où les richesses et le crédit de sa famille lui assuraient une po silion honorable; et Plautus se rendit aux désirs de Néron dont l'exigence n’excédait pas ce qu’il devait à la sûreté publique et à lui-méme.

Tacite ne dit rien de la modération de César, sans doute, parce qu’il n’y croit pas ; mais, en revanche, il signale et flétrit ce (lu’il appelle l'infamie et la débauche raflinées de Néron. Néron osa se baigner dans la fontaine Marcia, dont les eaux venaient à Rome dans un aqueduc des hauteurs de Sonbiaco. Le médecin Charmis, de Marseille, éùiit alors dans toute sa vogue; il avait condamné les étuves et l'eau chaude, pour ordonner les bains' froids même en hiver '. L'imprudence de Néron, que Tacite appelle un sacrilège, fut suivie d'une maladie grave qui mit ses jours en danger. N'oublions pas que ce mémo Tacite accuse ailleurs les dieux, doute de leur providence, ne croit pas à la vie future, et que cette grande dévotion aux sources sacrées aurait figuré avec plus d’à-propos dans son volume de Facéties^ que dans les Annales.

Hi rejîebant fata, qiium repente civiutem rjiarmi» ex ea'Jem Massilia invasit....... Frigiilaque etiam lûbornis algoribus lavari perMiasit. Pline,

llist.nat.t liv, XXIX, ch. v.

2. Le pranj hi.<«torjen composa en efTor un yoluine do facettes qui n’est pas arrivé jusqu’à nous. Fulpencc Planciadés le déclare auteur de ce livre.

Pendant la maladie qui mit en dnnger les jours de Néron, ses amis et ses ministres, réunis autour de son lit, attendaient avec anxiété son rétablissement.

La mort est une épreuve même pour le héros et pour le sage; il est donc intéressant d’étudier Néron à ce moment solennel. D'après les idées le plus généralement admises sur son compte, il semble que ses flatteurs ont dé le distraire du danger qui le inenaijait, tromper sa frayeur et l’amuser par des espérances. Il n’en est rien cependant ; Néron a vu la mort sans se troubler, l’avenir de la République l’a préoccupé, et l’entretien n’aurait pas eu plus de gravité au lit de mort de Trajan ou do .Marc-Aurèle. On agitait devant lui la question de savoir à qui reviendrait l’Empire après sa mort. Cette éventualité menaçante fut prévue et discutée comme une affaire. La famille des Césars, péniblement prolongée par des adoptions successives, allait s’éteindre avec Néron et l’avenir n’offrait qu’incertitudes et dangers. C’est alors que Néron rassura ses amis, et leur fil voir que la République avait encore de grandes ressources. Ils le prièrent de s’expliquer et de nommer celui qu’il semblait vouloir désigner pour son successeur: c’est, dit-il, Mummius Régulus. Consul sous Tibère, Régulus avait été chargé par ce prince d’exécuter ses ordres contre Séjan. La probité de cet homme surpassait ses honneurs, et sa vertu était si bien établie, que de tous les Césars dont il vil le règne, pas un ne regarda .son élévation comme un danger.

Quand Tacite raconte la maladie de Néron, il ne dit rien de ce calme et de cet esprit de justice ; c’est à la mort de Régulus seulement qu’il mentionne l'opinion de César, si honorable pour ce personnage consulaire. On ne peut s’empêcher de refonnaitre qu’il y a quelque vertu dans ce tyran qui ose employer el désigner pour son successeur, l’homme de son

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temps le plus vénérable. Que penser, cependant, de l'évidente partialité du grand historien qui nous laisserait ignorer la vérité sur Néron, s’il n’avait occasion de la dire en faveur ^ de Régulus*.

On ne saurait donner une plus juste idée de la position difficile faite au dernier César, qu’en nommant tous ceux qui étaient appelés à lui succéder. Pas de sénateur d’un peu d’importance, à qui son astrologue n’eût prédit qu’il arriverait à l’Empire.

Les enfants jouaient à qui serait César et les jeunes gens rêvaient d’imiter Brutus. Ni une mauvaise réputation, ni un aspect reponssant, ni des mœurs ignobles ne décourageaient les faiseurs d’horoscope. Ils annoncèrentà Vitellius lui-méme qu’il serait empereur. Cette prédiction égaya Néron et blc.'sa Vitellius, qui resta convaincu de la fourberie des astrologues; elle SC réalisa cependant, parce que dans toutes les époques de décadence, tandis que les honnêtes gens s’étonnent de leur détresse, les misérables sont émerveillés de leur fortune.

Sénèque calma d’un mot l’inquiétude de iNéron, qui cherchait le prétendant mystérieux annoncé par des prodiges et attendu par ses ennemis. Vous avez beau faire, lui dit-il, vous nepourrez jamais atteindre votre successeur. Au moment où Sénèque parlait ainsià Néron, celui-ci aurait pu admettre à son audience dans l’atrium du Palatin sept ou huit personnages, tous appelés à lui succéder. Étrange position dans laquelle aucun souverain peut-être ne s’est jamais trouvé. .Vinsi, sans parler de Nymphidius dont l’ambition fut vite étoulTée, Galba, le jeune Pisdn, Olhon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien

t. Taciie. /Inn., liv. XIV, ch. xi.vn.

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et Nerva qui arrivèrent snceessi veinent à l'Empire, furent tous admis dans la familiarité du prince. On peut même supposer que le père de Trajan, tribun d’une cohorte et logé dans le prétoire, conduisait par la main dans les péristyles du Palatin l’enfant qui devait être un si grand empereur.

GH AI'ITRE Vil

GUEHKE EN ORIENT — COltbULON

Mülifs lie la gnerrcfonlre les Parihes. — Néron en ronfio la comluileà Cor- Imljn. — Quel élail ce général? — Sa rondmlo à la lélo des légions. — Il entre en Arménie. — Taciiquc des Parllics. — Klle échoue contre Corliulon. — Il sVinfwire de rArménie. — Néron donne celle province à Tigrane, — Corbulon presque disgracié. — l’élus est envoyé de Uome avec des pouvoirs égaux à ceux <le 0>rbulun. — Les Par lies reprennent Tigranocerte. — Bourses inutiles de Péius dans l’Arménie. — L»*s Parthés sc jettent .sur Pétus. — Corbulon vient à son secours. — Il arn'le (is Partlics. — Erreur où Tou était à Home. — l^lire do Néron \ Pclu?. — ('orhtiion chargé seul île faire la guerre. — Vologe>e et Tiri lalc traitent avec lui. — Il décide Tiridatc à ailcr jusqu’à Ho i.e de.tiander hcouronno d’Arménie.

■ Nous sommes arrivas à la huilicme année du rèj'nc de Néron, an deJésus-GlirisUil, après avoir néglij'é les alT.iircsdu dehors cl fui la question de guerre à l'exemple de Néron Iniméme, grand ennemi de la gloire dos armes et des lauriers teints de sang; mais comme il eut le mérite rare do n'entreprendre que des guerres utiles et inévitables et d'en conlicr la conduite aux hommes les plus éminents, on ne saurait négliger ecs faits sans être injuste pour lui. Hien d'ailleurs no donno une idée plus exacte de l'Empire romain que de raconter les mouvements de ces grands corps et les expéditions militaires victorieusement poussées à de telles distances.

La fierté romaine était restée humiliée en Orient depuis que

vu; Di; NÈKON

les Parthes avaient anéanti Crassusel repoussé Marc-Antoine. C’était donc un devoir de défendre l’inllucncc et les frontières de l'Empire qui étaient menacées. A côté de cette obligation à subir, les Romains avaient encore à protéger leur commerce avec l'extrême Orient. Aussitôt qu'ils s’étaient vus maîtres de l'Égypte, ils avaient poursuivi et multiplié les relations des Grecs avec les Grandes-Indes. Strabon nous apprend que dès le règne de Tibère, cent vingt vaisseaux partaient chaque année de Myos-hormos, un port de la mer Rouge, pour aller trafiquer dans l'extrême Orient. .\u nord c’était par la voie de terre qu'on se dirigeait vers le pays des Séress dans le centre de l’Asie, où se faisait le commerce de la soie Il est certain que les Chinois ont connu les Romains et les Parthes; leurshistoriens parlent d’un peuple dont le territoire est arrosé par rOxus qui se jette dans la mer Caspienne. Les habitants de ce pays, disent-ils, se servent de chariots et de navires pour négocier avec leurs voisins. Ils écrivent sur des peaux et tracent des lignes horizontales; ils ajoutent que les Parthes, jaloux d’être seuls en relations d’alTaires avec les Chinois ixûir acheter leurs riches êtolTes, n’ont jamais voulu permettre aux Romains de traverser leurs provinces pour pénétrer dans l’intérieur de l’.\sie.

Les Romains avaient donc undevoird’honneur et des raisons d'intérêt qui les forçaient:» porter la guerre chez les Parthes. Ces peuples guerriers leur disputaient l'Arménie; leur roi Vologèse, de la puissante race des Arsacides, voulait établir son frère Tiridato roi de ce pays. L’Arménie était presque en sa puissance et ses succès diminuaient l’induence romaine en Orient, quand Néron résolut de faire prévaloir contre de tels

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