M. /fjul., p
Très souvent ces irrégularités de la respiration gênée par la contracture des muscles de Tabdomen prennent une forme un peu spéciale que j'ai observée à plusieurs reprises (fig. 47 et 48), c'est
la respiration en soupirs qui rappelle un peu si l'on veut le type de Cheyne-Stokes. Un violent effort d'inspiration triomphe pour un moment de la résistance des muscles et détermine un fort sou-
30,; MUSCLKS nr TRONC CAW.Z LKS IIYSTKIUQUES
pir, ;iiu(-s ce soupir lu respiration diminue et cesse même coinplè- IcnuMit dans l'al)d()men ; elle augmente peu à peu dans le thorax jusqu'à un nouveau soupir qui secoue le thorax et Tahdomen. On peut se demander si, dans ce dernier cas, le spasme du diaphragme ne joue pas \v principal rôle. Ce spasme du diaphragme intervient évidemment, dans certains cas il existe seul, comme si les sujets avaient un tic qui consiste à pousser contlnuellemeni dv gros soupirs. Mais dans d'autres observations, et en particulier chez les sujets qui ont fourni les graphiques précédents, ce spasme du diaphragme semble secondaire, puisqu'il disparaît dès que l'on supprime la contracture des muscles droits de l'abdomen.
En même temps (jue ces modifications de la mécanique respiratoire, on constate des changements notables dans les phénomènes chimiques de la res|)iralion.
Dans des expériences (|ui' je poursuis depuis d(Hix ans avec M. (]har- • les Richet, je conslale
que ces malades expireul beaucoup moins d'acide carbonl(|ue (jue l'homme normal, 1 ÎO" , par exemple, pai' kilo e| par heure, au lieu de 250" ([ue l'on pouna observer sur le même sujet quand
11 sera revenu à l'état normal. Mais ces modifications du chimisme respiratoire persistent souvent après la disparition des contractures et existent au plus haut point chez des sujets qui n'ont jamais eu ce trouble du mouvement des muscles du thorax; elles varient surtout d'une manière intéressante suivant l'activité cérébrale et mentale du sujet, suivant qu'il est dans l'état d'engour-
FiG 4(1. — Res[iiralion rlans un cas de spasmes des muscles du lliorax et de l'abdouicn chez Si.
FiG. JO. — Respiration dans un cas de spasmes des muircles du lliorax et de l'alidomen chez ly. Les observations de ces deux malades Si. et ly. seront données dans le second volume de cet ouvrage, je me borne à rapprocher ici ce trouble de la mécanique respiratoire des précédents.
dissement et d'anesthésie ou dans l'état de sensibilité complète. Nous ne pouvons donc insister ici sur ces faits qui se rattachent plutôt à l'étude de la nutrition chez les hystériques.
Quant aux spasmes et aux tics des muscles du tronc ils peuvent s'accompagner de toutes les perturbations possibles de la respiration. 11 suffit de donner deux graphiques (fig. 49 et 50) comme