Stigmates mentaux des /lystcriques^ 1893. p
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seuleinenl vous faire r(Muar([ii(M' une forme nu moins du délire du doute eu rapport avec une émotion d'étonuement persistante.
OiisKRVATioN iS. — Idée obsédante des organes génitaux, troubles de sensibilité consécutifs. — Trnn.sfunn;Uion.s des idées fixes^ idée des orifunes (jénilaux féminins, idée de ses propres orçj unes sexuels, dyseslhésiede ces organes, anesihésie de ces organes après 15 ans, rapport des idées délirantes et des troubles de lu sensibilité, influence des p/iénomcnes supérieurs sur les inférieurs et réciproquenicn t .
Nous remercions M. Vg*. qui consent à surmonter une gène assez naturelle en nous permettant de vous expliquer rapidement l'étrange maladie dont il souffre depuis maintenant 20 ans. C'est un cas intéressant d'idées fixes qui nous montre les transformations et les évolutions de ces idées et les effets qu'elles peuvent avoir sur l'organisme.
Nous ne connaissons pas très bien les antécédents héréditaires, mais il doit y avoir des nerveux dans la famille. M. Vg. a toujours été très intelligent, il a acquis une certaine situation dans le monde scientifique et personne ne se doute de la singulière préoccupation qui Ta tourmenté toute sa vie. A l'Age de 19 ans, il se trouvait dans un état de santé assez chancelant, il était très anémique et très fatigué. Il songeait, en effet, à entrer dans les ordres et il s'était épuisé ii la fois par les austérités et par le travail. Mais à moins que l'on ne puisse considérer l'enthousiasme religieux comme une tare, il est certain qu'il ne présentait aucun trouble mental. 11 apprend un jour une petite nouvelle qui pour tout autre n'aurait pas eu grande importance. On lui raconte qu'un de ses amis les plus intimes avait des relations adultères avec une dame de sa connaissance. Dans sa candeur et dans son ignorance de la vie, il fut extrêmement scandalisé par cette nouvelle et il en demeura tout ii fait piéoccupé.
Cette piéoccupation prit très vite la nuit d'aboid, dans un demisommeil, puis le jour même une forme au moins étrange. 11 avait constamment dans l'esprit la pensée et même l'image de ces deux amants dans les bras l'un de l'autre. Cette pensée, nous raconte-t-il dans une lettre très curieuse qu'il a eu l'obligeance de nous écrire, ne disparaissait jamais, quoiqu'il absorbât son esprit dans toutes sortes deti'avaux dilliciles. Cependant, au bout d'une année seuh^-
OnSESSIONS DE FORME PSYCIIASTIIÉNK )l E U;:i
mont, rimage se simplifia, mais pour devenir plus bizarre et plus gênante encore. Il ne pensait plus et ne voyait plus que les organes génitaux féminins. Il ne pouvait voir une femme, parler à une femme, n'importe laquelle, sans qu'il fût convaincu de voir ses organes génitaux sous ses vêtements. « Limage, nous écrit-il, me poursuivait d'autant plus que je m'efforçais plus de m'y soustraire. C'est à peine si le sommeil m'apportait un peu d'oubli; dès ([ue j'étais réveillé, l'obsession revenait toujours la même sans que je puisse arriver d'aucune manière îi m'en débarrasser, même quand j'étais seul ». Ses dispositions religieuses l'amenèrent malheureusement h regarder ce phénomène comme une tentation diabolique et non comme une maladie et cette manière d'envisaofer les choses contribua selon lui h agrofraver son obsession.