TREMBLEMENTS ET CHORÉES PAR AMYOSTHÉNIE ET ANESTHÉSIE
nomènes. Faut-il rattacher Ihémi-tremblement à ces svmptômes? Un fait clinique nous fait hésiter. C'est que vous pouvez trouver ici tous les degrés de Thypoesthésie et de Tanivosthénie sans qu'il y ait de tremblement aussi visible. Il y a donc lieu presque toujours d'ajouter quelque chose à l'amyosthénie pour produire le tremblement. Cependant dans le cas présent, chez une malade qui, ne l'oublions pas, vient d'avoir une hémiplégie hvstérique, dont le tremblement siège sur les mêmes membres envahis précédemment par la paralysie, qui a conservé sur ces membres un fort degré d'iiypoesthésie, on peut se demander si le tremblement ne dépend pas purement et simplement de la faiblesse. Le trouble des centres corticaux, quel qu'il soit, qui a déterminé l'hémiplégie existe encore d'une manière incomplète et détermine le tremblement. A propos de ce trouble que nous supposons, non sans raison, dans les centres corticaux du coté gauche, remarquons en passant un petit détail. « Dites-nous, mon enfant, est-ce que vous souffriez quand vous avez été très malade.
La malade : Mais oui, Monsieur, j'avais très mal à la tète du côté droit.
— Du côté droit ? vovons, souvenez-vous bien.
La malade : Mais oui, du côté malade, c'est ce côté de la tète qui avait cogné contre les marches de l'escalier. »
Dans le cas présent, comme vous le vovez, on ne pourrait pas trop tenir compte de cette douleur accusée par la malade dans la tète pour localiser le trouble cérébral.
Si le tremblement n'est, comme nous le pensons, qu'une suite de l'hémiplégie, il est probable qu'il va guérir avec elle et disparaître avec les dernières traces de cette faiblesse.
Observation 88. — Chorée du côté droit à la suite de contractures du même côté. — Hêmichorée, antècédenls, Iraifeinent par le massage, hypoeslhésie, dissociation psychologique et cérébrale.
Nous pouvons rapprocher cet accident du précédent, ([uoiquil ne s'agisse pas à proprement parler d'un tremblement, mais plutôt d'une chorée. Ici, encore, en effet, le trouble du mouvement se complique d'une anesthésie assez sérieuse et il est consécutif à une suppression plus complète du mouvement. Cette femme,