A oir le premier volume de ces études, p
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sentaient cette même scène. Puis elle se calma et ne conserva plus qu'un certain spasme à la gorge. « Il y a comme des doigts cpii m'étranglent à la gorge », une légère gène de la respiration et son tremblement. Remarcpiez (pie dansée cas, les causes de l'émotion ne persistent plus en aucnn(^ façon. Cependant le tremblement persiste et nous montre (juc l'émotion ne disparaît pas complètement. Ce qui entretient celle-ci, ce n'est plus qu'un souvenir qui, d'ailleurs, n'est bien net que pendant les rêves et (pii tend à devenir subconscient. Sans doute on peut dire que le tremblement luimême et l'angoisse contribuent à rappeler ce souvenir, mais d'autre part il est incontestable que le souvenir enlr(!tient à son tour l'angoisse et le tremblement. (]'cst un cercle vicieux pathologique qui montre simplement un rapport étroit entre tous ces phénomènes, ceux-ci constituent dans leur ensemble une idée fixe avec émotion persistante.
Observation 93. — Chorée à la suite de chagrins. — Moiii:cnicnls chorc'ujues, nniccédcnis, accouchement, épui.scmeii(, chaqrin.s, ;i(/il<-tlioii incohérente^ confusion mentale, chorée, hystérie, traitement.
Nous connaissons malheureusement fort peu cette jeune femme, Bv., qui vient de se présenter à la consultation, mais son cas nous paraît soulever quelques problèmes clinifjucs intéressants. A son aspect vous n'hésitez pas, elle remue constamment ses bras et ses jambes d'une manière très irrégulière ;i tort et i» travers ; la figure, les yeux, la bouche, tout remue dans tous les sens. C'est, direz-vous, l'aspect de la chorée classique, la chorée de Sydenham. Il est vrai qu'elle se présente chez une jeune femme de 23 ans, ce qui est déjà un peu tard, mais ce qui n'a rien d'invraisemblable. Ce diagnostic peut être juste, mais cette chorée ne se présente pas moins dans des circonstances qui sont intéressantes.
Pas d'antécédents héréditaires bien nets, le père est seulement très emporté, mais l'enfiint fut toujours une nerveuse, elle eut des peurs nocturnes, (juelques petits somnambulismes la nuit, des migraines, surtout îi l'époque de la formation (|ui fut tardive, à 16 ans. Elle eut de 18 à 20 ans des dégoûts des aliments, de l'anorexie, quelques petites crises ; en un mol ce sont les antécédents personnels d'une h\ st(''rique. Cependant elle se maria et
tout alla fort bien, elle était très gaie, très travailleuse, un peu trop vive, peut-être. L'année dernière elle fut enceinte et eut une orossesse extrêmement pénible. Après un accouchement très difficile, elle mit au monde deux jumeaux et déjà l'arrivée de ces deux jumeaux, tandis qu'elle n'attendait et n'espérait qu'un enfant, l'ailligea et relTraya profondément. Elle eut beaucoup de peine à se rétablir, pleurait, s'ennuyait, ne voulait plus ni parler, ni agir. Pour comble de malheur les enfants se portèrent très mal, l'un d'eux mourut à sept mois et par mesure de prudence, on crut nécessaire d'enlever le second à sa mère, qui s'entêtait à le nourrir, et de le confier à une nourrice.
Voici cette jeune femme qui perd complètement la tète, prend un langage tout à lait incohérent, disant une chose, puis une autre toute contraire, pleurant et riant à la lois, ne sachant plus ce qu'elle veut, s'impatientant de plus en plus ; c'est le désordre complet dans les idées et dans la parole, une sorte de confusion mentale avec excitation. C'est à ce moment que les mouvements deviennent tout à fait irréguliers ; de temps en temps elle a bien quelques petites crises, soit d'évanouissement, soit de convulsions, mais ce qui domine, c'est la grande chorée que vous voyez et l'incohérence de son bavardage.
Sans doute on peut dire qu'elle présente l'état mental souvent signalé dans la chorée de Svdenham où le désordre des mouvements se retrouve dans les idées. Cependant les antécédents, la brusquerie du début après des émotions, les petites crises qui surviennent de temps en temps nous amènent à rattacher plutôt cette chorée à l'hystérie, quoiqu'il nous soit impossible de constater en ce moment aucun stigmate. La sensibilité est complète partout, elle semble intacte dans les muscles; mais d'une part bien des troubles hystériques peuvent exister sans anesthésies proprement dites, d'autre part il ne s'agit pas ici de la perte complète d'une fonction, il s'agit surtout d'un défaut de coordination. Il semble que l'état émotif dissocie comme toujours les synthèses mentales, mais la dissociation ne porte pas sur les souvenirs, car cette femme parle à tort et à travers de tout ce qui s'est passé dans sa vie. Elle porte surtout sur l'attention, la volonté et les mouvements. Vous n'êtes pas étonnés de voir rattacher à l'hystérie une chorée vulgaire. Charcot a montré souvent que la chorée rythmée n'est pas la seule que l'on rencontre dans l'hvstérie. Le traitement et l'évolution nous renscianeront davantaae sur la nature de cet accident.
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Nous pouvons maintenir notre (lingnoslic de choréc hystérique chez eelte jeune femme Bv., que vous avez vue il y a quinze jours. (A^tte eliorée si grave s'est interrompue assez vite dès qu'on calma h» mahide, dès qu'on \a sup^geslionna un peu, dès (ju'on hi força de fixer un peu son attention sur ce qu'eHe disait et sur ce qu'elle faisait. Un sommeil hvpnoticpie léger a été très facilemeTit ohtcnu et pendant ce souimumI les mouvements choréiques disparurent. Enfin nous avons imaginé un excellent procédé de fiailement, nous lui avons promis qu'on lui rendrait son enfant si elle le mc-ritait par son attitude raisonnable. \ oiei huit jours qu'elle ne bouge plus. Nous n'oublions pas les traitements toniques, qui, chez cette jeune femme épuisée, sont indispensables et nous croyons que l'accident ne reparaîtra pas avant longtemps.
Observation 94. — Tremblement mercuriel. — Prohlcme du licin/>lcnicnl incrcuricl, rôle de riinilulioti, de lèmolion.
Tous les tremblements, même chez les névropathes et les hvstériques, sont loin d'être identiques et chacun d'eux, comme nous vous le disions, soulève un problème quand il s'agit de comprendre sa pathogénie. Voici un homme de 43 ans, Hal., qui tremble fortement de tout son corps. Il en est ainsi depuis deux ans. Vous comprendrez tout de suite le problème qu'il soulève quand nous vous dirons le métier qu'il exerce. Il est doreur sur métaux et manie constamment le mercure depuis 20 ans.
Vous savez, en effet, où en est la question assez célèbre du tremblement mercuriel. Lorsque les premiers cas de ce tremblement furent observés chez des ouvriers travaillant le mercure, on pensa naturellement aux effets d'une intoxication analogue à celle qui détermine la paralvsie des extenseurs chez les ouvriers travaillant le plomb. On parla de névrites péiiphéri(jues. Certaines expériences même sur les animaux semblaient hivoriser cette supposition; mais, d'une part, on a trouvé très rarement de véritables basions sur les nerfs de ces individus qu'on a pu examiner, d'autre part on a pu faire sur eux différentes remarques. Ce sont des gens extrêmement émotifs, qui tremblent dès qu'on les regarde, dès qu'on les fait penser à leur maladie, (jui ne tremblent plus quand ils sont seuls et tranquilles. Chez quel([ues-uns d'entre eux on a pu constater des stigmates et des accidents de l'hystérie.
Dans plusieurs cas on a obtenu des guérisons un peu trop belles, par diflérents procédés dont l'action physique n'est pas très bien connue, comme l'application des aimants ou des métaux. Enfin, on fut amené ii faire une réflexion bien naturelle, c'est que nous avons à notre disposition, autour de nous, une foule de gens qui absorbent du mercure souvent jusqu'à l'intoxication, ce sont nos malades syphilitiques, eh bien, ils ont de la salivation, de la stomatite, des signes d'intoxication mercurielle. Avez-vous vu les syphilitiques en cours de traitement avoir du tremblement ? Au contraire, ces ouvriers (jui travaillent le mercure et qui tremblent tellement n'ont jamais de salivation, ni de signes physiques d'intoxication. De là, une supposition qui a été exprimée d'abord par Charcot et qui a été étudiée ensuite avec grand soin par M. Dutil dont nous reproduisons quelques remarques, c'est que ces gens-là ne doivent pas du tout leur tremblement au mercure, qu'ils ont un tremblement névropathiipie, hystérique le plus souvent, pour des causes ([ui restent à déterminer. Ces causes pourront être les hypoesthésies, les affaiblissements, les émotions banales comme dans les cas précédents. Mais nous aurons à tenir compte d'un nouveau facteur, c'est que le tremblement est fréquent chez les ouvriers qui travaillent le mercure ou pour mieux dire dans certaines usines spéciales qui ont à ce point de vue mauvaise réputation, que les ouvriers considèrent comme malsaines et où il se forme de véritables épidémies de tremblement par contagion et par imitation.
Eh bien, le cas présent semble assez bien se rattacher à cette supposition. Voilà un homme qui travaille 20 ans dans le mercure sans aucun accident, mais il sait qu'il y a dans l'usine beaucoup d'ouvriers qui tremblent. Il y a deux ans il a perdu son fils, il en a été très ému, très désespéré. Il est devenu inquiet, timide, il ne peut plus parler au patron, « rien que pour passer devant le bureau cela me secouait », et il a peur de prendre la maladie comme les camarades; le tremblement vient en effet, d'abord petit à l'occasion des émotions, puis plus grand et continuel au point de l'empêcher de travailler.
Que conclure? 11 n'a aucun stigmate, c'est vrai ; il ne présente guère que de l'émotivité, de l'indécision, une faiblesse de mémoire (jui lui fait oublier ce qu'il a fait la veille. Mais ces troubles, surtout l'amnésie continue, existent aussi dans les névrites, en particulier dans la névrite alcoolique dont vous avez vu ici bien des
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exemples. 11 esl eepeiulanl probiible, en leuiint eoinplo du début, apri's la mort de l'enlant, de sa peur (Tètre pris par la maladie rpie ce treinhlement se rappi'oehe des névroses. Si queUpies tremblements mercuricls peuvent être rattaehés aux névrites, question que nous ne voulons pas soulever aujourd'hui, il est bien certain que, chez ce malade, nous sommes en face d'un type de tremblcmenl hysléri([ue |)ar imitation et par contagion.
Onsi:iiv\Ti()\ 95. — Tremblement du bras droit chez un médium spirite. — Sifi)ij)l('}nics iicuraslhcniqiie.s, Ircmhlenicnl du l>rus (Irait, nnlcccdcnh, i/hi(/rii)s, prali(/ncs spiriles, écriture aiitoii);iti(/iu\ menace.'^ fuites par les Esprits, terreurs, troubles de lu di(/csti(in, dchuts du tremblement, caractères du tremblement, disparition du tremblement après l'écriture automatique, Jjesoin de cette écriture, commandements à l'Esprit, traitement.
Nous nous permettons de recommandera voire attention toute paitieulière ce cas de tremblement qui n'est pas banal et qui a une éliologie assez curieuse. Ce sera une preuve de plus de la diversité des troubles psychologiques qui peuvent engendrer le tremblement. Cette dame de 38 ans, My., s'est présentée à la consultation il y a déjà quelques semaines, sous une apparence, au premier abord, très simple. C'est, comme vous le voyez, une petite femme assez chétlve qui boite un peu par suite d'une tumeur blanche du genou avant laissé à sa suite une ankylose. Elle se plaignait de symptômes assez vagues, mauvaises digestions, estomac gonflé après le repas ou très resserré, constipations, maux de tète variés, en particulier sentiment de vide dans la tète, fatigue générale, difficulté de remuer le côté droit, etc. Elle souflrait surtout d'un tremblement continuel et très gênant qui existait légèrement dans tout le corps, mais (jui prédoinliiail très fortement dans le bras droit. Point d'anesfhésie au moment où nous lavons examinée, point d'autres phénomènes et nous étions disposés à dire, comme vous le pensez vous-mêmes maintenant : trendilement probablement émotif clicz une neurasthéni(jue. Nous ne savons quel heureux instinct nous a fait trouver ses explications un peu louches et nous a poussés à la faire revenir pour l'examiner h part.
Dans les examens suivants, nous avons appris dabord différents renseignements sur ses antécédents. Le pèie fut assez normal, la mère, très nerveuse, pr()bablement hystérlcjue ; lenfant, à la suite
d'une chute où elle se cassa la rotule, eut une tumeur blanche et garda une jambe ankvlosée et un peu raccourcie, elle fut toujours un peu faible et maladive. Elle eut vers Tàge de 20 ans, surtout ;» l'époque de son mariage, des étoufTemcnts, des petites crises de nerfs, des hoquets interminables et quelques vomissements. Ce sont là des phénomènes hvstériques qui semblent avoir peu duré mais qui indiquent une prédisposition. Col. eut deux enfants sans accident et tout alla assez bien jusqu'à l'âge de 35 ans. A cette époque il y eut de gros bouleversements dans sa famille, son père et son mari qui étaient, croyons-nous, dans le commerce firent de très grosses pertes d'argent et furent à peu près ruinés. La famille passa d'une aisance relative à la gêne et la jeune femme en fut très afTectée. « Je m'ennuyais, nous disait-elle, je m'inquiétais et sur les conseils d'amis je me laissai aller à taire des choses que je n'aurais peut-être pas dû faire. — Lesquelles? — Oh! rien, cela n'a pas rapport à ma maladie. Mais cela ne m'a pas réussi, cela m'a rendu bien malheureuse, m'a fait bien peur et c'est depuis ce moment que je ne digère plus, que je dors mal, que je tremble. » Vous comprenez que nous étions curieux de savoir ce qu'elle avait pu faire et que nous avons insisté pour avoir la confession.
Eh bien ! cette brave dame avait cédé à une curiosité assez naturelle, et se trouvant embarrassée s'était laissée aller à interroger... les Esprits. Des amis lui en avaient beaucoup parlé, on lui avait fait voir des tables tournantes, on avait constaté par divers signes qu'elle pouvait être un excellent médium. Dès qu'elle touchait une table celle-ci, paraît-il, se mettait à sauter et h courir après elle au travers de la chambre. Mais elle avait eu peur de ce commerce avec l'autre monde, et au début elle s'était bornée à assister à des séances, à lire des ouvrages sur le spiritisme sans faire usage de ses propres dispositions à la médiumnité. Elle résistait ainsi depuis plusieurs mois, quoiqu'elle fût au fond très impressionnée par les séances qu'elle voyait et ([uoi([ue, tout en ayant l'air de plaisanter, elle fût très désireuse d en faire autant. Un soir, elle se trouvait seule, à 1 1 heures, travaillant tristement à enfder des perles. L'idée lui vint qu'après tout, si cela était possible, une conversation avec des parents, des amis morts, pourrait être fort consolante et fort utile. Elle prit un crayon et laissa la main errer sur le papier pour voir ce qui arriverait. La main écrivit lentement, péniblement d abord, puis de plus en plus vite, en couvrant des pages et des pages. La pauvre femme, à la fois curieuse el in([uiète, amusée et eflrayée
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continua sa petite expérience toute la nuit. Le lendemain on eut peine à rarracher à cette corrospondance passionnante ; dès qu'elle eut un moment de tranquillilé et d'isolement, elle recommença et elle accumula pondant quelques mois des pages et des volumes do corrospondance avec los Esprits. Elle était maintenant saisie comme d'uno sorte de vertige : elle croyait ;i la réalité de ces Esprits, elle savait qui lui parlait, il fallait avoir la suite, la révélation promise qui devait guérir ses enfants, alors souffrants, rétablir la fortune, etc. On ne pouvait plus l'en arracher. Cependant, au milieu de ses exercices, elle devenait malade, elle se sentait angoissée, étouffée, refusait de manger et d'ailleurs digérait fort mal. Elle sentait dans la tète comme un état d'hébétude, un engourdissement qui l'empêchait de penser et de comprendre. Elle ne pouvait plus dormir et passait son temps, soit à laisser sa main écrire sous la dictée des esprits, soit à relire passionnément et à interpréter les communications précédentes.
Mais voici les Esprits qui deviennent de moins en moins intéressants et délicats. Au lieu de parler du passé, des vieux souvenirs, du plaisir qu'ont les grands-parents en venant veiller autour du berceau des petits-enfants, communications qui n'étaient pas sans charme, les Esprits maintenant ne s'occupent plus que dune seule chose, c'est de la santé de M"^" My. elle-même. Ils décrivent en les amplifiant tous les troubles .qu'elle ressent, ils lui donnent des conseils pour sa santé, mais ce ne sont pas des médecins Tantmieux, ils voient tout en noir et lui annoncent pour elle-même les plus tristes événements. Bientôt cette prédiction devient chez les Esprits une véritable manie et la pauvre dame ne peut plus tenir un crayon sans que sa main lui annonce sa propi'o moil. C'est toujours cotte même phrase dont nous vous présentons ici un spécimen (figure 27) qui est indéfiniment répétée.
Vous comprenez que ce n'est pas gai quand on se sent déjà faible et malade de lire tout le temps une correspondance qui vous répète: « Tu vas mourir; il est trop tard pour te guérir, etc. » Ajoutez que ces lettres sont censées venir d'un père (|u'elle aimait beaucoup, qu'elle croit à sa parole. Ajoutez que ces communications ont lieu pendant la nuit, dans la solitude, quand tout le monde dort, qu'elles viennent d'une façon mvstérieuse et vous comprendrez fjiio la pauvre femme soit torturée ])ar toutes sortes d'angoisses.
Remar(juant bien ello-nièine (juo sa santé déclinait et ayant le
bon sens de constater le mauvais effet de ces communications nocturnes, d'autre part dégoûtée de ces Esprits qui répétaient toujours la même chose, My. s'arma d'un grand courage, prit le volume des communications, le jeta au feu et se jura qu'elle ne recommencerait plus. Tout alla assez bien pendant quelques jours, mais les angoisses, les insomnies, les troubles de la digestion ne faisaient qu'augmenter, Mv. appela un médecin et sans révéler ce qui s'était passé, se fit soigner. On parla bien
/r — ' a^ C£Ai O^y^ -^^^^^-^yif à-t-'O.^^
UL i^ci.^ ^Ù:^^ Jiy-7J^ cmC ■^^y^.^^aJ-^je^ -^
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FiG. 27. • — - Ecriture niédianiraique de My. Phrases qui sont répétées conslamnienl presque s.ins modiGc.ilions dans toutes ses écritures du même genre. Le tremblement ne persiste q\io pendant l'écriture des premiers most.
entendu de gastrite et ce furent tous les traitements de l'estomac. Depuis qu'on la soignait, la malade un peu plus rassurée se portait mieux, mais il fallait toujours que le médecin s'occupât d'elle, la rassurât, lui donnât des médicaments, car à chaque instant, pour le plus léger ennui^ lapins petite émotion, tout recommençait fortement.
En considérant ces faits, n'avons-nous pas le droit de dire que ce sont les séances de spiritisme qui ont bouleversé la santé de cette pauvre dame, qu'elles ont déterminé un état permanent
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d'émotion exlrèmo, ot ([ue cet ét;il, coinme nous l'nvons toujours vu, a ti(uil>lc la digestion, ]c soinnicil, et a détciiniiié une maladie dont les svmj)tônies sont inteiinédiaiies entre ecux de la neurasthénie et eeux de rhyslérle. Ne pourrait-on pas expliquer le treml)lement lui-même, de la même manière, et dire (|u'il est, chez une personne afTaiblie, une manifestation de l'émotion persistante. Ce serait lort vraisend3lal)le, et nous adopt(Mions sans hésitation cette interpr(''tation si nous n'avions fait d'autres rcmarcpics ([u'il nous reste à vous communi([uer.
Depuis six mois (pie ces pi-atiques spirites sont terminées, My. a vu le tremblement se développer presque uniquement dans le bras droit. Or, ce tremblement présente des caractères particuliers qu'elle a elle-même remarqués. Quoique à peu près continuel, il augmente beaucoup dans certaines circonstances ; quand My. s'approche d'une table, la main se secoue bien plus. Il y a un petit guéridon chez elle qu'elle ne peut pas toucher parce qu'il se secoue, « il semble respirer sous sa main », elle ne peut même pas le voir à cause des secousses que cette vue détermine dans ses mains. Elle ne peut tenir de la main droite que de très gros objets, car les petits objets, les crayons surtout et les plumes font naître des secousses insupportables. Elle est à peu près incapable d'écrire volontairement quelques lignes correctes. Ces détails nous ont inspiré le désir de voir ce qui se passerait si elle tenait un crayon en le laissant appuvé sur le papier, u Mais, Monsieur, nous a-t-elle dit, ce n'est pas la peine d'essayer, je sais bien ce qui va ariiver. Ma main va écrire la phrase, tenez, je sens qu'elle commence et je sais d'avance qu'elle va écrire: « Il ne faut pas avoir peur, il ne « faut pas se tourmenter de ce que je vais transcrire, tu vas mou-
(( rir, etc » J'en suis sûre d'avance, je l'ai vu cent fois, ma main
écrit toujours cela. » N'importe, nous avons voulu voir l'expélienee, tout se passa bien comme elle l'avait annoncé, seulement nous avons remarqué quehjucs petits détails, en particulier celui-ci, c'est ([ue l'écriture un peu altc'rée au début par le tremblement persistant devint ensuite parfaitement nette et (jue la main ne trembla plus du tout. Nous pouvons recommencer l'expérience devant vous et il vous est facile de faire la même remarque : quand on a laissé la main écrire pendant quelque temps toutes les sornettes qu'elle a voulu (;t laire tout à son aise ses prédictions sinistres, le trend)lcment cesse tout ;i fait et disparaît d'une manière radicale pendant un temps assez long. La chose est si curieuse que
nous avons essayé de fixer le phénomène par un graphique. La figure 28 représente le graphique du tremblement tel qu'il existe à peu près continuellement à l'état normal. La ligne A représente
le tremblement de la main droite, la ligne B celui de la main gauche qui est infiniment plus faible, c'est déjîi un fait à retenir. Lorsque la malade a satisfait son besoin d'écriture automatique (fioure 27), nous reprenons la même expérience en conservant