UN CAS DE PARALYSIE AGITANTE
ment essayé de l'hypnotiser ; le massage seulement et la trépidation, comme l'avait remarqué Charcot, ont une légère influence sur son mal.
A notre avis ce sont deux cas de Parkinson aussi réels l'un que l'autre et nous ne pouvons que constater la bizarrerie de cette coïncidence qui, à propos de la même émotion a déterminé chez les deux femmes cette maladie si énigmatique. Remarquez aussi que le début a présenté chez les deux malades un détail qui nous a frappés parce qu'il a été absolument le même chez un de nos Parkinsoniens les plus typiques que Charcot a toujours présenté comme exemple caractéristique, chez 01.
Cet individu était cocher, un jour son cheval s'emballa à fond de train dans une petite rue encombrée d'enfants qui sortaient d'une école. Le cocher fut épouvanté à la pensée des enfants qu'il pouvait écraser et se hâta, dès que le cheval fut arrêté, de retourner en arrière pour constater qu'il n'v avait eu aucun accident. Il resta si frappé de cette émotion qu'il renonça à son métier, ne voulut plus conduire un cheval et conserva devant les yeux nuit et jour l'image d'enfants écrasés, en un mot, pendant plusieurs semaines il se comporta comme un obsédé. Puis le deuxième mois, le sommeil redevint plus calme, l'oubli s'étendit sur l'accident et l'obsession disparut. C'est à ce moment que 01.
s'aperçut qu'il commençait à se raidir et à trembler et en peu de temps il prit cette attitude si typique qu'il a
encore aujourd'hui. Chez ce malade comme chez les deux femmes^ les symptômes de la paralysie agitante se sont montrés quelques mois après l'émotion initiale quand l'obsession consciente commençait à s'effacer.
Loin de nous la pensée de tirer de ces remarques une conclusion
350 TREMBLEMENTS ET CHORÉES
générale. La maladie de Parkiiison est encore si pen expliquée que ces quelques documents sur révolution simultanée du syndrome se produisant de la même manièie chez deux femmes placées dans les mêmes conditions, nous semble avoir ipielque Intérêt à titre de ilocument.