TICS DE FORME PSYCIIASTIIÊMOL E
saud peut encore nous en convaincre. Demandons à la malade si elle ne peut pas (juelquefois empêcher sa tète de tourner. « Oui, nous dit-elle, quand je ne veux pas qu'on me trouve ridicule, je tiens ma tète », et la voici qui avec sa main gauche soutient sa tète. Notez qu'elle la touche d'une façon légère avec le bout des doigts sur le front. Or, vous vous en souvenez, la tète s'inclinait h gauche et en arrière. Jamais un tel point d'appui en avant ne pourrait l'arrêter. C'est qu'en réalité elle s'arrête toute seule au moment où les doigts touchent le front et qu'au contraire il v a à ce moment une certaine inclinaison en avant pour reposer sur le point d'appui qui est le contraire du mouvement précédent. Vous comprenez bien que s il y avait un réel spasme, dû à une excitation quelconque dans l'arc réflexe, la tète nc^'arrêterait pas comme cela.
Ajoutez quelques autres petites remarques sur les circonstances dans lesquelles le torticolis peut cesser ; d'abord, il disparaît toujours pendant le sommeil profond. C'est là ce gros fait déjà souvent signalé qui se retrouve dans tous ces troubles des centres corticaux. Il faut qu'ils aient leur fonctionnement total pendant la veille pour amener ces chorées et ces tics. Quand la malade se réveille le matin, elle prétend que son tic recommence tout de suite, ce n'est pas absolument vrai. Les malades de la salle nous ont fait observer que le matin elle reste quelque temps, à moitié réveillée, sans avoir la tète de travers. Elle ne reprend son attitude que lorsqu'elle reprend bien la vie réelle, quand elle s'habille, quand elle rentre dans ses habitudes journalières. Nous avons fait à ce propos une petite expérience. Hier matin, des malades et une infirmière sont venues près de son lit dès son réveil et Tout amusée en lui racontant une foule de plaisanteries sans la laisser se lever. Elle est restée pendant trois quarts d'heure sans présenter son tic ; puis, elle s'est secouée et a dit moitié en riant : « assez de plaisanteries, il est temps de commencer sa journée. » Immédiatement le torticolis a recommencé.
Ajoutez encore les effets remarquables d'une foule de traitements plus ou moins bizarres. Elle a pu arrêter son tic pendant longtemps avec des applications d'eau chaude. Une pommade camphrée a fait merveille, un vésicatoire a eu un excellent effet. Le massage a paru la guérii-, en un mol tous les procédés ont réussi mais toujours pendant un certain temps, puis le procédé s'use, et il n'a plus d'action. Ces remèdes nous rappellent un pro-