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LES SPASMES VISCÉHAUX

ment rallontion sur le pharynx. ^Vy. s'examine sans cesse et finit par créer de la sorte des sensations anormales. Celles-ci à leur lour troublent la sensibilité, empêchent les sensations normales. L'idée fixe en se développant isolément a une tendance à devenir subconsciente, par là-nième, elle trouble encore la sensibilité du pharynx, il en résulte des dysesthésies, des anesthésies et des spasmes. Ce sont toujours, comme vous le voyez, nos deux explications psychologiques par en bas et par en haut, qui partatrcnt les aliénistes et les psychologues en deux camps : les scnsualistes et les intellectualistes.

Que voulez-vous? Entre les deux, nous sommes éclectiques et nous avons la naïveté de croire que ces deux explications sont vraies, tantôt Tune, tantôt l'autre suivant les cas. Cependant nous croyons que souvent on peut les concilier en attirant l'attention sur la nature d'un terme intermédiaire, l'émotion qui tient de la sensibilité puisqu'elle est constituée en grande partie par des sensations et des images et de l'idée parce qu'une émotion, à moins d'être tout à fait vague et insignifiante, est systématisée. Chaque émotion forme un système spécial de phénomènes psychologiques à la fois positifs et négatifs : la persistance d'un pareil système, nous ne saurions trop le répéter est analogue à une idée fixe. Chez le même malade le même phénomène prendra la forme d'une émotion systématique, ou d'une idée fixe suivant l'attention, l'intelligence, l'imagination du sujet.

Nous croyons que chez \Vy., le délire, la phobie d'avoir avalé une épingle et le spasme du pharynx ne sont que deux aspects d'un même phénomène : l'émotion systématique de la peur de l'étoufFement. Pour le bien expliquer, pour dire la part prépondérante qui revient à l'idée ou au spasme, il faudrait bien connaître le début de cette singulière afïection etc'est ce que nous ignorons un peu.

Il s'agit d'une Aimille probablement très tarée quoique nous ne sachions pas tout : la grand'mère maternelle était folle, la mère s'est tuée. Le père est au moins un original pour ne pas dire plus. Wy. a toujours eu une existence absurde, enfant à la fois précoce et détraquée, ayant des amourettes graves à l'âge de 8 ans et ayant l'habitude précoce de la masturbation. Klle se maria h 18 ans contre le gré de ses parents avec un hoiiim<> âgé qui avait deux enfants, puis elle fit un ménage invraisemblable où l'on ne peut plus savoir qui a le plus de torts de la femme ou du mari. Au

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