‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 285 sur 326 · SPASMES DU PHARYNX ET DE L'ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

SPASMES DU PHARYNX ET DE L'ŒSOPHAGE

par l'attention donnée à ses sensations, par répnisemcnt consécutif la sensibilité des autres viscères et en particulier do la gorge et du pharynx était troublée. Mais ce trouble durait peu et n'amenait pas d'accidents. 11 y a deux ans, cette dame, âgée alors de 41 ans, eut malheureusement un retour de jeunesse. Elle s'éprit d'un homme qui ne répondit pas à sa llamme, elle pensait à lui constamment et se sentait extrêmement excitée : la satisfaction étant trop facile elle en abusa. Sous cette influence, son excitation erotique devint de plus en plus gênante la prenant, dans la rue, dans l'omnibus dès qu'elle voyait un homme. La masturbation devint plus douloureuse et provoqua des spasmes de plus en plus forts à la poitrine, au cou, à la bouche. Pendant quelques temps, elle ne pouvait plus manger. Enfin, comme vous le devinez, dans ces derniers mois, le spasme est devenu permanent.

Ajoutez bien entendu une foule d'idées qui la tourmentent ; elle se met à pleurer dès qu'on lui parle, désespoir d'être seule, de ne plus pouvoir travailler, envie de s asphvxier, etc.

Quoique les anesthésies soient pour le moment très peu nettes, toute cette histoire et ces contractures que vous sentez sous la mâchoire, dans les muscles du pharvnx et dans ceux du cou appartiennent bien à l'hystérie. C'est un résultat particulier d'une émotion systématique trop continuelle. Nous avons déjà vu une malade qui conserve des contractures aux jambes en rapport avec la masturbation. Chez celle-ci la localisation est différente, mais c'est un phénomène du même genre.

La guérison momentanée est facile à obtenir, ces contractures cèdent très vite par le massage. Vous remarquez un détail sur lequel l'un de nous a fortement insisté, c'est la douleur Aiolente qui fait pousser un cri à la malade au moment où la contracture cède. Le massage agit surtout, disait-il, en appelant l'attention des malades sur les muscles contractures, en modifiant les sensations et les images kinesthésiques. Malheureusement cette guérison durera- t-elle ? Il faudrait h cette brave dame un peu de courage pour ne pas trop recommencer des pratiques un peu dangereuses pour elle et pour chercher d'autres consolations, sans cela gare à l'œsophagisme définitif.

478 LES SPASMES VISCÉRAUX

Observation 137. — Vomissements incoercibles. — Antécédents , mort des deux enfants, désespoir, attaques, angoisses, vomissements, diaijnostics, spasmes et troubles de la sensibilité viscérale, anesthêsies, émotion permanente, hallucinations, traitement par modification de ïémolion systématique ou idée fixe.

Nous ne pouvons entrer clans l'étude complète des troubles viscéraux présentés par les hystériques, dont le mécanisme physiologique est souvent plus compliqué c[u'on ne le croit et n'est pas toujours le même pour le même accident apparent. Le vomissement hystérique se produit de bien des manières, dans des circonstances variables. Nous espérons pouvoir revenir sur l'étude de ces mécanismes physiologiques. Pour le moment, nous nous bornons h la constatation clinique des accidents et des circonstances qui jouent le plus grand rôle dans leur production. C'est ce que nous ferons simplement à propos de cette malade, Cam., dont nous avons déjà étudié une contracture au pied. Tous les accidents qu'elle présente, fort compliqués au point de vue physiologique, peuvent se résumer en un mot au point de vue clinique.

En effet, ce qui caractérise la maladie de cette femme âgée de 31 ans, c'est qu'elle a un grand chagrin, et c'est lui qui a déterminé indirectement les nombreux troubles viscéraux qu'elle présente.

Cette personne appartient à une famille passablement nerveuse. Un grand-père, et peut-être aussi un cousin furent épileptiques. Elle eut toute sa vie un tempérament nerveux et irritable ; réglée à 14 ans, elle vit ses règles supprimées pendant une année à la suite d'une émotion. Elle eut vers 18 ans, à la suite d'ennuis, un état d'anémie avec pleurs continuels mais, enfin, aucun accident nerveux bien net. Mariée à 20 ans dans des conditions assez heureures, elle resta longtemps sans enfants, puis en eut deux à la suite l'un de l'autre, à 28 et à 29 ans. Elle eut pour ses enfants un amour, une passion maternelle extrêmement grande, d'autant plus peut-être que les bébés étaient délicats et exigeaient beaucoup de soins. Malgré tout son dévouement, il y a deux ans, les deux enfants moururent ; au même moment la malade perdit sa mère et la voici complètement bouleversée. Son mari essaya de

VOMTSSEMEXTS INCOERCIBLES 479

remmener en vovage, en Corse, puis à Marseille. Rien ne put la distraire, elle pleurait sans cesse, semblait perdre la tète, marchait au hasard, s'échappait même et refusait de manger. Elle devint d'une faiblesse énorme: à la suite d'un incident futile, une fraveur causée par deux chiens pendant qu'elle avait ses règles, elle commença le mois suivant des crises de nerfs. Elle n'avait au début que des crises d'angoisse : serrement au cœur, étoufTement, des cris : « je me meurs », des évanouissements, etc. Ces crises se sont peu à peu développées, convulsions, hurlements, aspect noirâtre de la face qui effrayait beaucoup son mari. Ajoutons des douleurs de tous les cotés, une grande faiblesse du côté gauche avec, de temps en temps, des spasmes et même du torticolis permanent.

Mais ce qui domine surtout, c'est l'état gastrique. Elle ne peut tolérer aucun aliment : elles ressent des douleurs intolérables, des étouff'ements, et présente des crises graves dès leur ingestion. Il faut appeler de l'aide, user de l'éther dès qu'elle a absorbé un peu de nourriiure.

Elle fut d'abord soignée chez elle, pour une prétendue maladie de foie, puis enfin entra dans un hôpital où l'on fît à son propos des diagnostics étranges, dont nous sommes obligés de vous dire un mot. On prétendit d'abord qu'elle avait une gastralgie urémique. Il y avait, paraît-il, à ce moment un peu d'albumine dans l'urine. On la mit au régime lacté, ce qui n'est pas un grand mal, mais ce qui n'arrêta rien du tout. Les douleurs d'estomac, les crises n'en étaient que plus fortes. On s'avisa alors de rattacher ces douleurs à des troubles réflexes venant de l'utérus. Tout s'expliquait, paraît-il, par une métrite du col et on la descendit dans un service de chirurgie. Là, il fut décidé qu'on allait pratiquer une opération, non sans gravité, l'amputation du col. Au moment de l'opération, elle prit peur, se sauva de l'hôpital et est venue se réfugier ici.

Nous constatons que cette femme est extrêmement amaigrie et affaiblie sans doute, que son état de faiblesse a peut-être quelque gravité; mais nous ne pouvons voir chez elle les maladies sérieuses que l'on a voulu diagnostiquer. Le cœur est souvent affolé, mais ne présente pas de souffle, les urines, du moins depuis qu'elle est à l'hôpital, n'ont jamais contenu d'albumine et nous n'avons pas de raison pour parler d'un état urémique ; quant à l'écoulement vaginal, il est insignifiant, muqueux, transparent,

480 LES SPASMES VISCÉRAUX

analogue à celui que nous observons très souvent chez les femmes nerveuses quand il y a ;i la fois des troubles de la sensibilité et de la sécrétion de ces parties. Nous ne pensons pas qu'il s'agisse de métrite et nous ne regrettons aucuncinont que cetle femme se soit enfuie avant l'opération.

Ce ({u'elle présente de plus sérieux, ce sont des vomissements incoercibles, déterminés par des spasmes non seulement de l'estomac, mais de tous les muscles du thorax et de l'abdomen dès qu'elle absorbe la moindre nourriture ou même dès qu'elle voit de la nourriture. Comme nous vous l'avons dit, nous n'entrons pas actuellement dans l'étude physiologique de ces spasmes. Nous ne recherchons pas ce qu'il faut rapporter à des troubles de la sensibilité de telle ou telle muqueuse, de tel ou tel muscle, à des contractures localisées, à tel ou tel endroit. Nous constatons seulement que ces spasmes se rattachent évidemment au groupe des phénomènes hvstériques. On constate un afTaiblissement notable de la sensibilité du côté gauche, un léger rétrécissement du champ visuel et surtout une hémiparésie du côté gauche. La main droite donne au dynamomètre 24 et la gauche 3. A cette hémiparésie sont venus s'ajouter dernièrement comme signature des tremblements et une contracture du pied gauche classique, en canin çanis. Ce sont donc des vomissements et des spasmes hystériques. Comme ils durent depuis près de deux ans, en s'aggravant continuellement, ils ont déterminé un épuisement ([iii simule les maladies les plus graves.

Si nous ne faisons pas l'analyse physiologique des phénomènes particuliers qui empêchent ici la nutrition, nous devons cependant nous demander ce qui a amené, ce qui entretient cet état hystérique particulièrement grave, puisque évidemment h cause de sa localisation sur l'estomac, il met la vie en danger. Cette hystérie est bien particulière, non seulement par sa gravité, mais par son développement énorme à un âge avancé. Cette femme, qui n'a pas eu d'accident sérieux jusqu'à présent, présente tous ces bouleversements à l'âge de 3o ans. Ils sont évidemment en rapport avec le malheur qui Ta bouleversée, la mort de ses deux petits enfants élevés avec tant de peine. C'est une forme particulière de maladie émotionnelle. L'émotion ît troublé, ne cherchons pas par ([uel mécanisme la sensibilité et le mouvement des voies digestives beaucoup plus qu'elle n'a troublé les autres fonctions. Mais l'émotion s'est produite il y a

VOMISSEMENTS INCOERCIRLES /iSI

deux ans et les vomissements durent encore. C'est à notre avis, que Témotion continue toujours. Il est facile d'ailleurs de s'en convaincre, rien qu'en parlant un pou à cette pauvre femme. Il n'y a pas moyen de causer avec elle 10 minutes sans qu'elle éclate en sanglots. Quand on lui demande pourquoi elle pleure, ce sont des lamentations interminables sur ses petits enfants. L'émotion existe aujourd'hui comme au lendemain de leur mort.

Ce n'est pas d'ailleurs, nous l'avons dit cent fois, une émotion quelconque, c'est une émotion particulière, spéciale, en rapport avec les circonstances qui l'ont provoquée et avec l'état d'esprit du sujet qui l'éprouve : c'est ce que nous appelons une émotion systématique persistante, ce qui est tout à fait analogue comme mécanisme et comme consé(juences à une idée fixe. Sans doute les troubles de la sensibilité et du mouvement de l'œsophage, de l'estomac, du diaphiagme sont parmi leséh^ments de ce système, mais il v en a mille autres: des troubles vaso-moteurs extrêmement curieux sur lesquels nous ne pouvons insister, des troubles cardiaques, la dissociation plus ou moins complète des sensations tactiles et musculaires du côté gauche, qui tendent à devenir subconscientes, des troubles de la mémoire, des images persistantes formant de véritables hallucinations. Cette femme voit constamment devant elle les figures de ses enfants ou bien elle voit des corbillards, des tentures noires, des fossoyeurs qui viennent la tirer par la manche, etc., etc.

En présence de tous ces phénomènes qui constituent l'état émotif de la malade, nous croyons que les troubles de la sensibilité et du mouvement de l'estomac ne sont pas l'élément essentiel, la clé du svstème psychologique persistant. On peut évidemment s'attaquer à eux et essayer de les modifier isolément. A la rigueur c'est possible. Quand nous prenons cette femme à part, que nous lui commandons de nianoer devant nous, d'avaler lentement, en cherchant à se rendre compte des sensations et des mouvements de son pharynx, quand par le massage nous détruisons les contractures de l'abdomen, de l'estomac et que nous modifions la sensibilité de ces régions nous pouvons l'amener à avaler un verre de lait sans vomir; avec beaucoup de patience et par différents traitements de ce genre, on pourra rétablir plus ou moins la digestion, mais nous croyons que ce n'est qu'un traitement palliatif et trop purement svmptomatique. Le chagrin sous sa forme pathologique avec les hallucinations qui jouent un rôle essentiel persiste

482 LES SPASMES VISCÉRAUX

et reprocliilra clans quelques inslants soit le mémo trouble viscéral, soit un autre du même genre. Ce sont ces souvenirs, ces hallucinations mêmes qui forment ici réiément essentiel du système psycholoori([ue et c'est;» cet élément qu'il faut s'adresser pour obtenir la guérison. Le vrai remède, c'est celui que tout le monde indique aussi bien que le médecin, c'est de la consoler et c'est pourquoi ces maladies-là se guérissent souvent toutes seules par des changements de situation sociale plus que par des remèdes. Mais il faut remarquer cependant que le chagrin a pris une forme pathologique, celle de l'idée fixe et c'est pourquoi la consolation doit prendre une forme spéciale. Nous avons ici un moyen d'action qui n'est pas toujours à notre disposition : la maladie a pris une forme nettement hystérique, elle s'accompagne d'une prédisposition très grande au sommeil hypnotique et d'une suggestibilité remarquable. Cette suggeslibilité se manifeste encore en ce moment par un petit détail sans importance mais amusant. Quand elle est arrivée, il y a une quinzaine, elle avait un accent marseillais curieux par son exagération; le mari, à qui nous le faisions remarquer, nous a dit que cet accent dépendait simplement d'un séjour de 15 jours fait à Marseille avant devenir. Depuis qu'elle est malade, nous a-t-il dit, elle a déjà pris de la même manière l'accent normand et l'accent italien après un rapide séjour en Normandie ou en Corse. Il nous avertissait que cet accent allait disparaître dans très peu de temps. Ce n'est qu'un détail; il y a d'autres preuves expérimentales de son énorme suggestibilité. Nous allons en profiter pour essayer une expérience thérapeutique. Nous ne nous occuperons pas du tout ni de la sensibilité, ni du mouvement de ses viscères, nous ne traiterons en aucune manière ses vomissements ; nous allons seulement essayer de modifier et de diminuer le système psychologique qui entretient l'émotion systématique. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant du résultat quel qu'il soit.

Suivant notre promesse, nous vous présentons cette femme, Cam. , que vous avez vue il y a trois mois et demi; vous voyez qu'elle a un aspect presque ilorissant, voici deux mois d'ailleurs qu'elle mange très correctement. Deux mots seulement sur son traitement. Nous nous sommes préoccupés de son grand chagrin relatif à la mort de ses deux petits enfants et nous avons cherché ce qui l'entretenait dans un pareil degré d'exagération. Il y avait d'abord

VOMISSEME^T.S INCOERCIBLES" 483

des circonstances extérieures. Cette femme a conservé pieusement les lavettes et tout ce qui avait appartenu aux enfants. Elle vivait au milieu de ses souvenirs, les dépliant et les rangeant sans cesse. En outre, elle avait dans ses poches et cousus sous ses jupes une foule de souvenirs que Ton doit considérer comme touchants, des cheveux des enfants, des portraits, des petits chiffons. Un de ces portraits est bien curieux, c'est une petite plaque métallique sur laquelle certains appareils impriment des photographies à très bon marché. Cette photographie a dû être mal fixée ou a été effacée n'importe comment; en tous cas il est absolument impossible d'y voir, nous ne disons pas une tête d'enfant, mais un dessin quelconque, c'est une petite plaque d'un noir sale complètement uniforme. La pauvre mère nous soutient avec entêtement que le portrait est très ressemblant. Il a fallu commencer par enlever ces souvenirs matériels. Sur notre ordre forraella layette, les berceaux ont été vendus et nous avons exigé qu'elle nous remît toutes les photographies et tous les chiffons. Pour ne pas être trop cruel nous n'avons rien détruit, mais nous avons mis le petit paquet dans une armoire et nous ne le rendrons qu'après une guérison sérieuse. Ensuite, il a fallu se préoccuper des souvenirs intérieurs, des hallucinations : celles-ci ont été d'abord transformées par suggestion en hallucinations de fleurs, puis supprimées. Les pensées de la malade ont été dirigées sur d'autres sujets, nous avons exigé des occupations et même un travail cérébral actif. Ce dernier point a été facile, cette personne a passé autrefois ses examens de sage-femme et nous l'avons contrainte à se remettre à ses études. Il est juste de dire que la suggestibilité énorme nous a beaucoup servi et que de semblables modifications sont d'ordinaire plus difficiles. Sous ces influences, le chagrin sans disparaître sans doute a considérablement diminué et nous avons eu la satisfaction de voir les vomissements incoercibles s'arrêter tout seuls quoique, suivant notre convention, il n'y ait jamais eu aucune suggestion, aucun traitement à ce sujet.

Reste comme toujours l'inconvénient capital de ce genre de traitement; la malade peut-elle sans danger de rechute être livrée à elle-même? Immédiatement non, elle vient nous voir tous les 15 ou 20 jours et à ce moment il nous faut encore l'endormir et faire attention au même système émotif qui a toujours une tendance à se reformer, c'est déjà un beau résultat cependant après trois mois et demi. Il est probable que nous pourrons bientôt écarter

484 LES SPASMES VISCÉRAUX

tl;iv;inlage los séances. Bien des signes: la dispaiition de riiéinianeslliésie, raiignientation de l'attention, la diminution de la suggestibililé nous le montrent. Aurait-on pu la guérir d'une façon plus définitive en s'adressanl à un autre élément du système psychologique, (^e n'est pas certain, car l<'s souvenirs de toute espèce auraient ramené plus vite encore l(>s troubles viscéraux. En tous cas nous tenions seulement à vous montrer l'importance du système psychologirpie (jui constituait réniotion systématique et la valeur du traitement ([ui résulte de ces remarques\

Observ.\tion 138. — Douleurs d'estomac et troubles digestifs.

— Diac/noslics, sp:).snics risccraiix, cliil de tristesse, Iniileiuent .

Deux mots seulement sur une maladie qui ("ait le désespoir des médecins et encore plus des malades, (^est une jeune fille, Lb. qui souffre de l'estomac depuis G ans, de la façon la plus insupportable, gonflement, brûlures, tiraillements, vomissements. Le tout s'accompagnant de douleurs abdominales avec constipation invincible.

Les médecins ont proposé tous les diagnostics possibles. On a cru à des ulcères, à des tumeurs. Il faut se décider à constater qu'il n'y a rien ; seulement la malade, mal nourrie, soufTrante, s'anémie, a des époques irrégulières, s'affaiblit, change de caractère, esttrès irritable, très triste. Elle a de petites crises de colère et de désespoir pour un rien. Elle perd la mémoire, devient disposée aux idées fixes hypocondriaques. Ces troubles gastriques sont surtout en rapport avec des phénomènes moteurs, spasmes du diaphragme et spasmes presque permanents des muscles droits, quoicpi'il n'y ait pas de viaie contracture. Ces spasmes dépendent de troubles de la sensibilité viscérale et ceux-ci dépendent des émotions et des tristesses de la malade. D'autre part, ces troubles gastriques entretiennent les tristesses. C'est un cercle vicieux qui nous paraît jouer un grand rôle dans ces maladies neurasthéniques, demi-hystériques.

Ces traitements, vous le savez par expérience, sont horriblement

1. Cette malade a pu reprendre son travail et ne vient plus à la clinique que très rarement. Depuis un an, on peut la considérer comme guérie. Nous n osons pas cependant lui rendre encore les photographies des enfants.

Page 1