CONTRACTURE DE LA PAROF ABDOMINALE CHEZ UNE HYSTÉRIQUE
en présenter beaucoup d'exemples ; nous nous bornerons à cehii-ci qui est caractéristique.
Ze. appartient à une famille qui ne présente pas d'antécédents névropathiques bien caractérisés. Le grand-père paternel est mort tuberculeux, le père se porte assez bien et ne boit pas, la mère est plus nerveuse et a eu autrefois de la chorée. L'enfant fut difficile à élever, criarde, coléreuse, toujours très impatiente, fréquemment indisposée, sans maladie sérieuse, nous dit-on, dans son enfance.
Il y a cependant un fait très curieux à noter qui nous prouve que, malgré le dire des parents, cette enfant a été déjà assez fortement troublée dans son évolution pendant les années de 4 à 6 ans. Pourquoi soutenir cela ? C'est à cause de l'examen très intéressant de ses dents. Elle présente une malformation, au premier abord, très inexplicable. Les dents présentent les mêmes lésions parfaitement symétriques en haut et en bas et des deux côtés. Les incisives ne sont normales que dans une toute petite partie près de la racine où vous voyez une petite bande d'émail. Les deux tiers supérieurs sont dépourvus d'émail, jaunes, striés de bandes transversales et tellement friables qu'ils s'effritent ([uand la malade serre les dents l'une contre l'autre. La même lésion se présente moins accusée à la pointe des quatre canines et encore exactement la même à la première grosse molaire dont elle prend les deux tiers supérieurs. Mais entre les incisives tout à fait abîmées et la première molaire en très mauvais état vous vovez avec étonnement deux petites molaires parfaitement saines et cela aux quatre quadrants. Les dentistes vous répondront tout de suite que c'est là une description classique, aujourd'hui très bien expliquée. Il suffit de savoir que les incisives, la canine et la première des grosses molaires se développent, se calcifîent au dedans de la mâchoire du petit enfant au même moment. Vous savez, en effet, qu'au moment où les incisives du petit enfant tombent pour être remplacées par les dents définitives, pousse la première grosse molaire comme si la nature prenait la précaution de donner à l'enfant des moyens de mastiquer avant la chute des petites molaires. Cette formation simultanée a lieu de 4 à 6 ans. Au contraire, les petites molaires qui ne pousseront que beaucoup plus tard ne commencent à se calcifier que de 6 à 7 ans. Il en résulte que si à l'examen de la bouche vous constatez une lésion isolée des petites molaires, elle vous indique une maladie grave
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ilo l) à 7 ans; nu conlrairo une h'sioii simnllaïu'o, conimo c'est ici lo cas, dos incisives ot de la preniicrc ^rosso molaire, nous indi([ue une nulrilion 1res déleelueuse de 'i ii G ans. Voici donc déjii nnc preuve de développement organique troublé.
L'enfant fut réglée à 14 ans, mais depuis très irrégulièrement. Elle est restée très émotive, très colère et, quoique intelligente, dilHcile à instruire car elle prêtait peu d'attention et apprenait mal. Nous notons encore à cette période le gros svmptôme des cauchemars nocturnes, des terreurs qui allaient presque jusqu aux somnambulismcs ; cependant pas de crises, pas d'incontinence. Un peu plus tard des tiouhles d'estomac, par accès pendant 2'i heures, :i la suite; de la moindre émotion. Vous vovez le tempérament nerveux auquel nous avons affaire.
A Tàge de 18 ans, Tannée dernière, il lui arrive une mésaventure sur laquelle nous ne voulons pas insister devant elle parce que déjà on en a beaucoup trop grossi l'importance, mais dont il faut dire un seul mot. Cette petite sortant seule tous les jours pour aller à son ouvrage était exposée à faire des sottises : c'est le sort de ces petites ouvrières parisiennes. Un petit commis d'une maison voisine lui fit un brin de cour et niaisement elle consentit à le suivre au bois de Boulogne. Les deux amis furent surpris par un agent de police qui les mena au poste. M. le commissaire crut de son devoir de faire un très grand sermon et on garda la fdlette jusqu'à ce que sa mère vînt la réclamer. C'est bien une grosse émotion pour ce petit cerveau.
La pauvre enfant ne s'en est pas consolée ; la crainte, la honte ont été extrêmement fortes ; elles ont persisté à cause de rêveries perpétuelles qui reproduisent la scène presque sous forme d'hallucination et ont peu à peu amené les accidents actuels qui ont pris une forme grave, surtout depuis trois mois.
Le premier symptôme assez visible ce sont ces petites secousses que vous lui voyez de temps en temps dans tous les membres, surtout au ïjras droit. Ces secousses visibles ne sont que l'exagération d'un phénomène ([ui ne se voit pas bien au premier coup d'ceil : le tremblement. Lu somme elle tremble tout le temj)s, un peu plus fortement ii droite qu'il gauche. C'est un petit tremblement, très faible, qui n'est bien visible que grâce aux méthodes d'inscription. Le graphique nous a montre qu'il est de vitesse moyenne, de 6 à 7 vibrations par seconde, que la secousse choréiforme n'en est que l'aggravation sans modification de vi-