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(|ir(ll(> les laisse ri'appiuaitrr 3 somaiiics ou un mois après ; elle prniu'l il la mcnutiic <M ii la pcisoiiiialilr de se développer en délinitive eonsidéraMemeiit. comme on le voit de B à M. C'est là une variété hien particulière de l'amnésie continue que nous désignerons faute de mieux par une longue périphrase, amnésie continue (H'i'c /i//i/(c /froi^ri'ssii'c, nicmoirc relardanle, ou même, si on veut bien en se reportant \\ la figure comprendi'e le sens de cette expression, personnalité retardante.
On pouvait espérer que, cette lacune diminuant, la mémoire finirait par cti'c complète. Mais la malade quitta l'hôpital en avril 1894 et, n'étant plus soumise chez elle à la même surveillance pour contenir ses émotions systématiques persistantes, elle eut de nouveau une amnésie plus considérable comme on le voit de K h N. Au printemps de 1895, le retard était de six mois. Mais ce retard, ainsi qu'on me l'a annoncé récemment, a diminué lentement et il n'est plus maintenant que de ([uclques semaines, comme il avait été au printemps de 189 4. Peut-être finira-t-il par disparaître.
Cette forme d'amnésie continue peut-elle s'expliquer de la même manière que la première? Elle est évidemment beaucoup plus complexe. Les mêmes faits qui subsistent toujours (existence des souvenirs dans le somnambulisme, dans l'écriture automatique, etc.) nous montrent encore qu'il ne s'agit pas d'une destruction des images, mais d'un défaut de synthèse personnelle. Mais comment comprendre cette restauration perpétuelle des souvenirs qui se fait toujours en commençant par les plus anciens ? Il faut admettre que cette assimilation personnelle des souvenirs n'est plus totalement absente comme précédemment, elle est simplement faible et impuissante. Aussi ne peut-elle s'exercer que lorsque le travail est facile et disparaît-elle dans tous les cas où la synthèse est diiïicile. L'anesthésie hystérique nous présente des phénomènes du même genre, à coté des sujets totalement anesthésiques qui ne perçoivent rien, il y a les sujets moins malades qui sont anesthésiques pour la plupart des excitations, mais([ui prennent conscience de certaines excitations «pie leur force, leur netteté, leur intérêt, leur caractère habituel rendent plus faciles à assimiler ;> la personnalité. C'est ce qui se passe dans beamoup d'anesthésies ou d'esthésies systématisées. Pour (|ue cette explication s'applique à notre cas, il faut simplement admettre que les souvenirs d'hier sont plus difficiles à rattacher à la conscience personnelle que ceux du mois précédent. C'est ce (jue beaucoup d'auteurs et en particulier M. Ribot avaient