IMPORTANCE DE CETTE FORME DES IDÉES FIXES
J'ai présenté, il y a quelques années, la description d'une malade de ce genre en 1886, je suis revenu avec plus de précision sur la description du type en 1889 et 1891, et dans un grand nombre de travaux plus récents. J'ai été très heureux de voir un élève de ^I. Pitres, le D*" Laurent (de Bordeaux), dans une thèse intéressante sur les états seconds, 1893, confirmer mon interprétation et donner d'autres observations curieuses de faits du même genre. M. Pitres lui-même, dans un article du Pro<ir es médical en 1893, montrait les accidents que pouvaient produire des rêves dont le sujet n'avait aucun souvenir et dont il ne retrouvait la notion que pendant l'hvpnose.
En Allemagne, les travaux de M. Pick, de M. Breuer, de M. Freud, ont apporté de nouvelles observations, dont quelquesunes sont fort nettes, des mêmes faits.
Vous connaissez le travail de mon ami M. Souques* sur le rôle des idées fixes dans la pathogénie de la polvurie hvstérique et celui de M. Lévv sur la maladie de Ravnaud et l'érvthromélaloie chez les hystériques" : ce travail nous montre très bien comment des rêves subconscients par l'état émotif qu'ils entretiennent peuvent déterminer des troubles vaso-moteurs.
Il nous semble que ces études peuvent être présentées comme la continuation des travaux de Charcot sur les maladies par idée, par imagination, et qu'elles ont contribué à expliquer et à défendre l'interprétation si juste qu'il avait présentée de certains accidents hystériques.
1. A. Souques, Contribution à l'étude du rôle des idées fixes dans la pathogénie de la polvurie hystérique. Archives de neurologie, 1894, II, p. 448.
2. L. Lévy, D'une forme hvstérique de la maladie de Ravnaud et de 1 érythromélalgie. Archives de neurologie, 1895, I, p. 102, 166.