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riiilliiciu-c clos armaliires int''talli(jii('s sur les aneslhésles ol Ips divers accldeiils hystrri([uos*. J'ai décrit moi-mènie à plusieurs reprises comment les paralysies et les contractures disparaissaient dans ces états où \o rétablissement de la sensibilité était parfait^. Ku même temps, les phénomènes psychologiques de suggestion, de sidtconscience, de dédoublcmentde la personnalité disparaissent dans ces états où la restauiation de la sensibibité semble accompagner une restauration de la pensée tout entière. « Il y a, disais-je à ce propos, des états (|ue Ton peut plus ou moins facilement reproduire, dans les(|uels le sujet récupère peu à peu toutes les sensibilités et tous les souvenirs qu'ils paraissent avoir perdus. Dans le plus complet de ces états, le sujet, si malade qu'il fût dans sa vie habituelle, devient au point de vue des sens, de la mémoire, du mouvement, absolument identique à l'individu le mieux portant et le plus normal '^ ».
Mon frère, le D"" Jules Janet, à qui j'avais montré ces phénomènes, a cherché avec beaucoup de raison, à appliquer les mêmes procédés aux troubles viscéraux et c'est sur cette malade M. ([u'il fit d'abord ses recherches en 1887. Il montra que les spasmes de la bouche, de la langue, du pharynx disparaissaient, que la malade pouvait déglutir, quand on rendait la sensibilité à ces organes, que l'on pouvait faire cesser les vomissements hystéri(pies, les spasmes de l'abdomen, la constipation, la rétention d'urine, etc., en dirigeant sur les divers organes l'attention de la malade et en réveillant par ce moyen les sensibilités. 11 fit également des études sur l'ordre des réapparitions de ces sensibilités, sur les phénomènes qui caractérisaient ces réapparitions, el même sur une sensibilité, qui est loin d'être démontrée, et que M. Jules Janet décrivait en disant que M. perdait et retrouvait la sensibilité de son cerveau. Ces études furent communiquées à maintes reprises à la Société clinique de Paris et à la Société de psychologie pinjsiologique ; on trouve le résumé, malheureusement beaucoup trop bref, de ces longues communications, dans le Bulletin médical, 1888-89, dans Va France médicale, 6 avril 1889, dans la Iiei>ue scientifique, 1888, I. 616. « On se croirait, dit-il, à propos d'une malade mise dans un état de ce genre, en présence d'un
I N IJiirq. Des origines de la nu'talloilu'Kipie, 1882, p. 42, 67.
2. Iji |>articiilior : Accidents mentaux des hystériques, 1893, p. 123.
3. Noir Autonintisme psychologique , 1889, pp. 87, 105, 178, 344 et passim.
état de veille et bien plus de Tétat de veille d'une personne saine. L'observateur le plus exercé ne pourrait maintenant distinguer W. d'une personne normale non hystérique. Nous n'avons plus devant nous une névropathe, une incomplète, mais bien une jeune femme jouissant de toute la plénitude de ses fonctions nerveuses, nous donnant la mesure de ce (jue valent ses centres nerveux (jui, somme toute, sont sains et normaux' ». « Peut-on, disais-je à ce propos, laisser les sujets indéfiniment dans cet état, ce serait un moven bien facile de guérir complètement l'hystérie" » et M. Jules Janet ajoutait justement : « Pour guérir une hystérique d'un accident il faut arriver à faire disparaître en même temps que l'accident toutes les tares de l'état de veille... Il v aurait un moyen de guérir l'hystérique, c'est de la faire vivre indéfiniment dans cet état où, en effet, elle serait absolument complète et ne serait plus passible d'aucun accident. »
M. Jules Janet appelle cet état un somnambulisme, et je l'ai souvent décrit sous le nom de soinnainbulisjne complet, parce que chez les sujets très malades, il ne peut pas d'ordinaire, sans pratiques spéciales, rester permanent. Cet état se termine plus ou moins rapidement par un retour à l'état habituel du sujet et il semble ne laisser dans l'esprit aucun souvenir ; il se présente donc réellement sous les apparences dun somnambulisme. Mais j'ai beaucoup insisté pour montrer que cet état n'était anormal qu'en apparence et qu'il ne prenait l'aspect d'un somnambulisme que par rapport à l'état habituel de ces sujets, à leur anesthésie et aux amnésies qui en dépendent. « Si nos sujets après le réveil, disais-je autrefois, ne conservent pas le souvenir de leur somnambulisme, c'est qu ils ne reviennent pas à la santé parfaite et qu'ils gardent toujours des anesthésies et des distractions plus ou moins visibles ; s'ils guérissaient radicalement, s'ils élargissaient leur champ de conscience jusqu'à embrasser définitivement dans leur perception personnelle toutes les images, ils devraient retrouver tous les souvenirs qui en dépendent et se rappeler complètement
même leur période de crise ou de somnambulisme le retour
com[)let des souvenirs portant sur les somnambulismes et les actes subconscients) fournirait un signe curieux de la guérison
1. .Iules .Tanot, L livstcric et llivpnotisine. Re\'né scientifique. 1888, I. 618.