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Pierre .laiiet. f.'aulnmafisDir psychologique, p

240 UN CAS U'ALLOCHIRIE

complMo (le rinstcricV » « Cet état tic soniiiainbulisme com- |)l('l l'st tout simplement la vie normale, telle que ce sujet devrait la présenter continuellement s'il n'était pas malade. Mais il ne peut rester dans cet état, il se fatigue et s'endort; d'une maniiMc ou d "une autre il retombe dans un étal d'anesthésie, de rétrécissement du champ de conscience qui constitue sa maladie. C'est ce rétrécissement de la conscience qui amène l'amnésie de l'état précédent, et c'est cet état de veille qui est anormal et qui transforme les moments d'intelligence ordinaire en somnambu-

lismes ce sont ces chutes, ces retours à l'état d'anesthésie

qui donnent aux périodes normales l'aspect de somnambulisme" » Je donnais en même temps un schéma de ces modifications de la sensibilité et de la mémoire chez cette malade M., schéma qui sera étudié de nouveau plus tard dans le chapitre xii de cet ouvrage. Pour le moment je me borne à rappeler l'importance de cette méthode de la restaura/ion des sensibilités, de VœstJtésiogènie chez les hystériques, afin de pouvoir déterminer chez M. des états divers de sensibilité et étudier par ce moyen le singulier phénomène d'allochirie qu'elle présente, phénomène qui prend des formes diverses suivant que la sensibilité tactile est plus ou moins complète.

En effet, au début d'une semblable recherche j'ai éprouvé un embarras qui a contribué h obscurcir un peu ma première communication sur ce sujet. Quand on examine M. à divers moments, au cours de diverses séances, ou bien à divers moments d'une même séance, au début et à la fin, avant et après les somnambulismes provoqués, on constate toujours il est vrai des troubles de la localisation, mais on constate que ces troubles ne sont pas exactement les mêmes et (ju'ils présentent en somme plusieurs degrés ou plusieurs formes. Ces diverses formes m'ont paru en rapport avec la profondeur de l'anesthésie ou avec les divers degrés de la restauration des sensations, et c'est en suivant cet ordre de développement de la sensibilité que je vais les exposer.

Dans un premier état très fréquent chez elle, comme je viens de le dire, celui que l'on observe le plus souvent à son arrivée, M. n'a absolument aucune sensibilité tactile, ni musculaire sur aucun

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