‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 75 sur 326 · Nf)ir A iclor Henri, op. cit · texte numérisé non relu

Nf)ir A iclor Henri, op. cit

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bien ([ue piM'sentant certaines différences sont en réalité très voisines.

Mais rien ne vérifie mieux cette théorie psychologique que les faits pathologiques de Tallochirie présentés par notre malade et en particulier la première forme du phénomène qui a été désignée sous le nom d'allochirie simple. Ce trouble se présente, il ne faut pas l'oublier, chez une anesthésique; c'est d'ailleurs là un fait constant. Qnelle que soit l'origine de l'anesthésie, tabès, interruption de conductibilité médullaire, hystérie, tous les allochiriques sont plus ou moins des anesthésiques. Il en résulte que dune manière générale ils localisent mal. M.Brocq le remarque à propos de plusieurs observations qu'il juge défectueuses à cause de ce caractère. ^lais l'allochirie, au moins l'allochirie simple n'est rien d'autre qu'une forme particulière de localisation imparfaite due à une sensibilité insuffisamment délicate. La précision de la localisation croît chez notre malade avec le degré de la sensibilité; parvenue à un certain point elle sent assez bien pour distinguer les signes locaux de son bras, de ceux de sa jambe ou même de son poignet, mais elle ne sent pas assez, ne discerne pas suffisamment les nuances de la sensation pour distinguer les signes locaux de son bras droit de ceux de son bras gauche qui sont très semblables. Cette différence des signes locaux et des sensations semble exister chez elle comme chez nous tous, puisqu'elle dirige les mouvements habituels et subconscients. Mais cette différence ne parvient pas à la conscience personnelle, aussi quand M. essave de faire attention à une sensation, elle n'a pas l'idée d'un côté du corps plutôt que de l'autre.

J'ajouterai encore une autre remarque pour montrer comment M. en est arrivée à négliger, à ignorer ces différences. Cette remarque doit être tirée de l'étude d'un caractère hystéricjue que cette malade continue à présenter au plus haut degré, même quand sa sensibilité est en partie réveillée, de l'étude du rétrécissement du champ de sa conscience. Elle n'est pas seulement distraite, comme sont d'ordinaire les hystériques ne pouvant s'occuper que de peu de choses à la fois, elle en est presque réduite à ne penser ([u'un seul phénomène à la fois et se rapproche évidemment de l'état (le conscience des cataleptiques. Ce caractère est surtout net(|uand on interroge sa sensibilité. J'ai ditqu'elle arrivaità distinguer assez bien les principales sensations; oui, mais à la condition de n'en scn-

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