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LE PROBLÈME DE L'ALLOCHIRIE COMPLÈTE

N'est-il pas possible que ce rétrécissement de la pensée et de la perception ne soit pour quelque chose dans le trouble de la localisation qui, comme on l'a vu, constitue l'allochirie simple. Cette personne ne peut pas sentir à la fois les deux côtés de son corps. Elle ne peut même pas penser à la fois h ces deux côtés. II semble en résulter que la comparaison habituelle des deux côtés du corps, le sentiment de leurs caractères, l'idée de leur symétrie ne puisse plus se former dans ces conditions et la suppression de la notion du côté droit et du côté gauche serait peut-être une conséquence inattendue du rétrécissement de la conscience.

Sans insister sur ces dernières hypothèses, l'ensemble de ces perturbations de la sensibilité consciente a peu à peu empêché M. de percevoir les signes locaux délicats qui distinguent les sensations symétriques et a déterminé le phénomène de l'allochirie simple. En un mot lallochirie simple est un trouble de la localisation qui résulte dun certain degré d'hypoesthésie, elle disparait ou se transforme si la sensibilité diminue ou si elle augmente. En expiimant cette interprétation en 1890 devant la Société de p.si/cho/ogie-physiologicjiie et dans la Re{>ue philosojjJiique, je remarquais que, s'il en est réellement ainsi, le phénomène doit se produire assez souvent au cours des diverses maladies du système nerveux et en particulier dans Tlnstérie, quand la sensibilité diminue graduellement et quand le malade parvient il ce degré particulier d hypoesthésie. C'est ce que j'ai depuis vérifié à plusieurs reprises et, l'attention une fois attirée sur ce point, il sera probablement facile de le constater assez souvent.

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