‹ Nervosisme et névrosesChapitre 15 sur 48 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

l'atmosphère

Le froid et l' humidité. — Le froid es en général mal supporté par les gens nerveux, soit qu'il leur cause simplement des sensations

désagréables; soit qu'il provoque le retour de souffrances habituelles, comme les névralgies; soit qu'il jette le trouble dans certaines fonctions organiques. Il y a des dyspeptiques qui ne peuvent après leur repas affronter un froid même modéré sans que la digestion se suspende immédiatem^ent, et qu'il survienne un malaise général, de la céphalalgie, des frissons et parfois de rembarras gastrique.

Cependant le froid n'a par lui-même aucune action fâcheuse sur un système nerveux sain. Son action tonique et stimulante est au contraire favorable au juste équilibre de ses diverses fonctions. « L'effet d'un froid médiocre, dit Cabanis, est d'imprimer une plus grande acti-» vite à tous les organes, et particulièrement aux organes musculaires, d'exciter toutes les fonctions sans en gêner aucune, de donner un plus grand sentiment de force, d'inviter au mouvement et à l'action (i). » On peut donc dire que les personnes nerveuses n'ont rien à redouter d'un froid sec, à moins que leur impressionnabilité n''ait acquis des caractères maladifs.

Le froid a encore pour effet d'émousser la sensibilité et de produire une véritable sédation dans divers troubles nerveux dépendant de la névropathie générale. Quelques personnes, en effet, recherchent le froid avec avidité : il calme leurs souffrances et leur donne la sensation d'un bien-être momentané. Elles devront toutefois ne

( I ) Cabanis, Rapports du physique et du moral de l'homme, Paris^ 1844.

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