‹ Nestorius et EutychèsChapitre 104 sur 279 · IVRE III · texte numérisé non relu

IVRE III

regret qu'il ressent de son impuissance. Il avait voulu, disait-il, ramener le calme dans l’Église troublée, croyant que c'était une impiété pour un souverain de ne point chercher un remède à de si grands maux; il avait échoué... Si pourtant les évêques étaient animés d’un sincère désir de paix, ils le trouveraient tout prêt à recevoir leurs ouvertures et à renouveler ses efforts : autrement ils n'avaient plns qu’à partir. L'Empereur eut quelques paroles bienveillantes pour les Orientaux, et leur dévoila que plus d’une influence puissante avait voulu lui arracher des rigueurs et des sévices contre eux; mais il avait résisté courageusement, du moins il le jugeait ainsi. « Vous pouvez retourner dans vos Églises, ajoutait-il; tant que je vivrai, je ne me résoudrai jamais à vous condamner, parce que vous n’avez été convaincus de rien en ma présence, personne n'ayant voulu entrer avec vous en conférence sur aucun des points contestés!, » — Singulière consolation pour des gens qui, venus comme accusateurs, se trouvaient transformés en accusés dans la pensée de l'Empereur! Théodose terminait par ces mots : « Je ne suis point cause du schisme de l’Église, et Dieu sait qui en est coupable ! » Celui-là évidemment, c'était Cyrille.

La conférence dissoute et les évêques renvoyés dans leurs foyers, il ne restait qu’une chose debout: le concile d’Éphèse. Tout le reste avait été réduit en poussière par l'Empereur, à son insu peut-être et contre

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