‹ Nestorius et EutychèsChapitre 105 sur 279 · Concil., app. p · texte numérisé non relu

Concil., app. p

lui-même. Ce concile, dont il avait rescindé les actes par la bouche de ses officiers, par ses propres arrêts rendus en plein consistoire, qu’il avait déclaré une assemblée illicite, dont il détenait encore les chefs en prison, — ce même concile, il en avait exécuté successivement toutes les décisions, d’abord par l’exil et le remplacement de Nestorius, ensuite par l'éloignement des Orisntaux, dont au fond il admettait les doctrines ; il ne restait donc plus rien à faire que de le reconnaître, puisque ses décisions étaient déjà en pleine vigueur. Il l’approuva.

Le concile d'Éphèse put prendre place dès lors dans les fastes de l’Église universelle en qualité de troisième concile æœcuménique, et ses doctrines figurèrent dans les lois de l’Empire comme les seules orthodoxes, les autres exposant quiconque les professait aux pénalités civiles dues à l’hérésie. La question des anathématismes restait en dehors, et continua d’agiter les. Églises d'Orient; pour le moment, le nestorianisme seul était frappé.

Pulchérie eut tout l'honneur de cette victoire, et personne ne se méprit sur la main qui avait tout conduit à Chalcédoine. Les évêques catholiques la félicitèrent à l’envi, et un concile déclarait en propres termes « qu'elle avait chassé Nestorius! ». Un grand pape, Léon, successeur de Célestin, lui écrivait dans un style passablement flatteur que « Dieu, ne pouvant abandonner le mystère de sa miséricorde, avait eu

4, Augusta Pulcheria Nestorium ejecit. Concil., IV, p. 102.

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