‹ Nestorius et EutychèsChapitre 118 sur 279 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

tantin !. Ces princes, tous chrétiens à l’exception d’un seul, portaient alors le nom de légitimes, par lequel on les distinguait des césars païens. Dans ce cycle de cent vingt-six ans, quinze Empereurs avaient travaillé à régler toutes les parties de l'administration militaire, civile et ecclésiastique : le code théodosien relia les dispositions diverses de leurs actes, en les coordonnant et les abrégeant.

Dès que ce grand ouvrage fut achevé, Théodose décréta que les lois comprises dans son code auraient seules autorité en Orient, et serviraient de règle certaine pour la jurisprudence des tribunaux. Il prit en même temps des mesures pour le faire admettre au même titre dans l'Empire d’Occident?. Les lois rendues postérieurement soit en Orient, soit en Occident, et qu’on désigna par le mot de Novelles, ne furent plus dès lors applicables d'un Empire à l’autre qu'après avoir été revêtues de l’approbation des deux princes, afin d’élablir dans toute l’étendue du monde romain le même esprit de gouvernement et l’uniformité de la discipline.

L'Empire, reconnaissant du bienfait, put en reporter le mérite, pour la plus grande part, à Pulchérie, sous l'influence de laquelle toutes les bonnes idées s'étaient élaborées autrefois; mais aujourd'hui lancienne régente était devenue étrangère à l'administration de l'État comme à sa politique. Les deux quartiers habilés

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