Leo. En
2. In diversis oratoriis, memoriisque sanctorum, post appellationem fecit in me prolatam legi sententiam : et anathematizabat me. Concil., IV, p. 143.
Comme tous les caractères faibles, qui, entrés dans la lutle, ne connaissent plus de mesure, Flavien rendait, par la dureté de ses procédés, tout retour à la conciliation impossible. Sans doute en excommuniant les moines d’Eutychès, qui regrettaient leur chef, il appliquait un canon ecclésiastique; mais ce canon rigoureux, des pasteurs prudents l'avaient laissé dormir dans des occasions pareilles, et on pouvait le croire depuis longtemps abrogé. D'un autre côté, il agitait l’Orient par ses lettres, présentant aux Syriens l'épouvantail de l’apollinarisme dans les propositions d’Eutychès, lesquelles n'étaient en grande partie qu’une amplification des mots de Cyrille : « une seule nature incarnée du Verbe divin. »
Les Orientaux, en effet, s'émurent, et le patriarche d’Antioche Domnus, successeur de Jean, dont il était le neveu, s’empressa de souscrire aux aètes de Constantinople. Théodoret en fit autant et qualifia l'archevêque Flavien de « brillant flambeau de la foi, et d’'imitateur des apôtres dans leur courage comme dans leur doctrine!. » L'Orient recueillait ses forces pour un nouveau combat théologique, et tout le monde réclamait le concile.
De son côté, l’archimandrite, aidé de conseillers habiles et habile lui-même, instruisait un procès en règle contre l'archevêque. Non content de l’attaquer dans des publications répandues partout, il l’accusa juridiquement de plusieurs crimes cominis à son égard. Le