Evagr., Ï, 2, 4, .. J 2. Niceph., XV
« I1 nous suffit de votre zèle, écrivait-il à Marcien: la paix rentre dans l’Église, et par l’Église dans l’État. Contentons-nous de ce que Dieu vous inspire, et ne proyoquons plus de ces discussions funestes dont fimpudence seule est un scandale. Évitons de remuer des questions impies et déraisonnables que le Saint- Esprit nous enseigne à étouffer dès qu’elles s'élèvent ; il n’est pas bon d'examiner ce qu'il faut croire, comme s’il y avait lieu d’en douter; et l’on doit tenir pour certain aujourd’hui que les sentiments d’Eutychès sont impies, et que Dioscore a failli à la foi en condamnant Flavien!', » Cela était vrai, et les contestations de cette nature, quel qu’en soit le résultat, offrent toujours un danger; mais l’avis du pape venait trop tard, lui-même avait sollicité trop ardemment la réunion d'un nouveau concile, et cette idée, préconisée par tout le parti catholique, avait pris racine dans trop de têtes pour qu’il fût possible de l’en arracher. C'est - ce que Léon finit par reconnaître.
Battu sur ce point, il demanda que du moins l'assemblée se tint en Italie; les raisons en étaient évidentes à ses yeux : il les avait longuement déduites dans sa correspondance avec l'Empereur défunt; mais ici encore il trouva dans Marcien et dans Pulchérie une opposition inébranlable. « Le scandale a eu lieu en Orient, répondaient-ils, la réparation doit avoir lieu en Orient. » — Repoussé dans ses derniers rentranche-
4. Tanquam reparata disputatione tractandum sit, utrunr Eutyches
impie senserit, et utrum perverse Dioscorus judicarit, qui in scants memoriæ Flaviani condemnatione sc perculit. Leo, Ep. 62.