‹ Nestorius et EutychèsChapitre 181 sur 279 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

ments et ne voulant pas compromettre l'union si heureusement rétablie entre l’Église et le souverain d'Orient, il céda encore cette fois, en mettant à son concours et à la présence de ses légats dans le concile des conditions qui furent officiellement discutées à Constantinople. Ce fut comme une négociation de puissance à puissance, et ainsi se trouva lié l'empereur Marcien. |

Le pape exigeait :

1° Que l'Empereur assistât au concile afin de prévenir, par le respect dû à sa majesté, le retour des désordres qui avaient déshonoré le faux synode d'Éphèse ;

2° Que la présidence des évêques appartint aux légats, quel que fût leur grade ecclésiastique : c'était aux yeux du pape un moyen de faire reconnaître le droit de primauté de l’Église romaine, tête de toutes les Églises, et aussi d'empêcher que ses représentants, par la connivence d’un président hostile au siége apostolique, ne fussent insultés, comme ils l’avaient été à Éphèse ; ‘

3° Que sa lettre exposant la foi de son Église, lettre siinsolemmentrepoussée par Dioscore et ses assesseurs, fût lue dans le nouveau concile et insérée aux actes ;

ks' Que Dioscore n’assistät pas comme évêque à

l'assemblée’. Cette dernière condition surtout était absolue; en ne l’observant pas, on amenaïit la retraite immédiate des légats. Ce refus du pape de laisser siéger

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