‹ Nestorius et EutychèsChapitre 183 sur 279 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

sibles furent faites à la chancellerie de Saint-Pierre pour que les instructions des légats fussent préparées à temps, et Bonifacius prit la mer. |

À Constantinople, on ne mettait pas moins de hâte aux préparatifs, car le temps pressait. Comme pour attacher à la mesure qu'ils venaient de prendre un signe éclatant de leur pensée, Pulchérie et Marcien envoyèrent chercher le cadavre de Flavien dans le bourg d’Hypèpe, où l’exilé avait succombé aux suites de ses blessures, où, pour se débarrasser d’un fardeau qui la génait, son escorte l'avait enterré précipitamment. L'exhumation se fit avec solennité sous l'œil des préposés de l'Empereur. Sur toute la route que suivit le convoi, il fut accueilli par le respect public, par les prières des clergés fidèles et les larmes des populations, émues d'une fin si tragique. À Constantinople, où l'attendaient des funérailles dignes de son rang, Flavien, étendu selon l’usage dans son cercueil, traversa toute la ville au milieu d’une foule compacte, serrée autour de lui comme des enfants autour d’un chef bien-aimé. Conduit ainsi jusqu’à l’église des Apôtres, l'archevêque assassiné dans un concile alla reposer à côté de son prédécesseur Chrysostome, martyr comme lui de l’inimitié ” des évéques:.

Les mois se passèrent rapidement au milieu de ces .

Page 1