‹ Nestorius et EutychèsChapitre 209 sur 279 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

acarius. Une étroite liaison existait entre fui, comme entre gens qui se rendaieni ues services de cette espèce. Dioscore le rassura ui disant : « Sois tranquille, l’ordre ne sera pas exécuté; je suis plus maître ici que l'Empereur, et je forcerai bien ton accusateur à déguerpir et à demander miséricorde ‘. » — « Alors, continuait le plaignant, il m'a envoyé un diacre nommé Isidore avec une troupe de bandits qui m'ont enlevé tout ce que je possédais en vêtements et autres objets à mon usage et à celui de mes enfants?, de sorte que je fus obligé de m'enfuir. Tel est Dioscore. D’autres que moi, en grand nombre, ont éprouvé sa fureur, mais la pauvreté ou la crainte les a empêchés de porter leurs plaintes jusqu’à vous. Je vous en supplie, venez à mon secours et au . secours de l'Égypte : je demande qu’Agorastus, son syncelle, soit amené ici, interrogé par ce saint concile et confronté avec moi. »

Après la lecture de leur requête, dont ils affirmèrent la sincérité, les quatre Égyptiens sortirent, sauf à être rappelés plus tard, si le concile donnait à leur plainte une suite convenable. L'assemblée reprit ses travaux, et, sous l'émotion de cette scène, elle envoya une troisième sommation à Dioscore : somma-

4. Sed reverendissimus episcopus Dioscorus omnia indevote agens, arbitratusque se super omnes esse, neque imperialia decreta, neque magnificas concessit exequi sententias, suam magis provinciam, quam imperatorum esse dicens. Concil., IV, p. 413.

2. Jsidorus cum latrocinantium agmine omnes meas abstulit facultates, quas in vestibus et multis alïis rebus possidebam, ex quibus cum nostris infantibus victum habebam. Concil., IV, p. 413.

tion qui n’eut pas plus de succès que les deux autres.

Aux nouvelles instances des commissaires, l’accusé se contenta de répondre : « Ge que j'ai dit, je le dis encore ; » il répéta ces paroles jusqu’à sept fois dans les explications que les envoyés essayèrent d’avoir avec lui’. La sommation d’ailleurs était plus large que les précédentes ; elle se rapportait aux accusations privées des quatre Égyptiens comme aux faits de l'assemblée d'Éphèse. « Les accusations de ces hommes sont trop graves, disaient les commissaires ; vous devez y répondre et les réduire à néant, pour l'honneur de l'Église et la dignité de l’épiscopat. » Toutes les objurgations furent inutiles. |

Devant ce refus opiniâtre de comparaître, le concile n’avait plus qu’à juger l'accusé par contumace. « N’y a-t-il pas lieu, dit le président Paschasinus, de le traiter suivant toute la rigueur des canons *? » On répondit de toutes parts qu'il en devait être ainsi. Alors les trois légats résumèrent successivement les faits de la cause, tels qu'ils ressortaient des débats de la première Action, à quoi ils ajoutèrent d’autres incriminations non mentioñnées dans ces débats, par exemple : d’avoir empêché à Éphèse la lecture de la lettre du pape Léon, et ensuite d’avoir prononcé dans un conciliabule furtif l’excommunication de ce très-saint archevêque de Rome. Pour ces motifs et sur ce que,

1. Quæ dixi, dixi. — Et eadem quæ prius dico. — Iterum hæc eadem dico et hæc mihi sufficiunt. Concil., IV, p. 490, 422.

2. Pa<chasinus episcopus dixit : Jubet religiositas vestra, ut ultione ecclesiastica contra eum utamur ? Consentitis? Concil.. 1V, p. 421.

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