‹ Nestorius et EutychèsChapitre 247 sur 279 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

de même. Les magistrats alors firent apporter l'Évangile, conjurant les membres du concile de juger suivant leur conscience. Anatolius redit une seconde fois son avis, que toutes les voix acclamèrent. La sentence fut ensuite prononcée par les magistrats. Elle portait :

4° Que ni Étienne ni Bassianus ne remonteraient sur le siége d’Éphèse, mais que la dignité d’évêque leur serait conservée, et qu’ils recevraient pour leur nourriture et leur entretien une somme annuelle de deux cents sous d'or prélevés sur les revenus ecclésiastiques |

2° Qu'un troisième évêque serait nommé suivant les canons! : le décret ne spécifia point où il serait nommé et par qui; toutefois on l’interpréta en ce sens que l'ordination n'aurait pas lieu dans la province.

Éphèse était donc dépouillée de ce droit patriarcal dont elle avait si étrangement abusé et soumise au siége de Constantinople. Qu'advint-il des malheureux évêques d'Asie? Ils protestèrent, sans doute pour sauver leur existence et celle de leurs familles, contre la décision synodale et contre l’assemblée qui l'avait rendue. Trois ans ne s'étaient pas écoulés qu'un concile schismatique, prenant la revanche de Chalcédoine,

réintégrait Éphèse dans la plénitude de sa vie électorale.

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