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tiare adoptée depuis Cyrille par les patriarehes d'Alexandrie à l'instar des évêques de Rome, qu'un grand désordre vint troubler la cérémonie. Le peuple, informé de ce qui se passait, se jeta en tumulte sur l’église, puis sur la demeure des magistrats, qui durent recourir à la force armée, mais la sédition s’accrut d'heure en heure. Les soldats d'abord victorieux, bientôt repoussés, se retranchèrent dans l'ancien temple de Sérapis devenu l’église de Saint-Jean-Baptiste, et s’y défendirent. Les séditieux en firent le siége, et, ne pouvant forcer les portes, mirent le feu au bâtiment: les assiégés furent tous brûlés vifst,
Le châtiment de cette barbarie nese fit pas attendre. L'Empereur, informé de tout, supprima au peuple d’Alexandrie les distributions gratuites que l'État lui faisait sur le produit de l’annone : il interdit aussi les spectacles, ordonna la fermeture des thermes publics, et suspendit les priviléges de la cité. La sédition dès lors se changea en révolte. Les partisans de Dioscore ayant menacé d'arrêter les blés qu’on dirigeait sur Alexandrie pour l'alimentation de Constantinople, Marcien prescrivit qu'on les amènerait dèslors à Péluse, ce qui mit la famine dans Alexandrie ?.
Pour l'exécution de ses ordres, l’Empereur fut obligé d'augmenter la garnison de la ville; on embar-
4. Cumque milites seditionem inhibere vellent, populum eos lapidibus appetivisse et in fugam vertisse : et cum milites in templum quod olim fuerat Serapidis, se recepissent, populum eos illic obsedisse et vivos concremasse. Evagr., II, 5.