Concil., IV, p. 860. — Niceph., XV
2. Quos oportet, agnoscentes quomodo credat nostra potentia, et a nostra pietate pariter invitatos, a sancta et orthodoxa fide nullatenus deviare, sed sedere potius in monasteriis et orationibus ad Deum fusis vacare, et consona vestræ professioni semper efficere, nullasque turbas omnino miscere. Concil., IV, p. 861.
422 NESTORIUS ET EUTYCHÉÈS.
par des actes authentiques, et leur expose en termes énergiques leurs propres violences. « Et ces choses, ajoute-t-il, vous ne les avez pas faites pour défendre la foi, mais pour usurper des fonctions dont vous êtes tout à fait indignes. Vous rendrez compte de votre impiété et de vos méfaits à Jésus-Christ, notre sauveur, qui certes ne les laissera pas impunis. Pour nous, il nous répugne de sévir contre des moines. Nous avons seulement donné ordre de maintenir la ville de Jérusalem, de la pacifier, et de châtier ceux qui se trouveront coupables d’incendies ou de meurtres. Vous dites encore que l'expression de deux natures vous a troublés comme étant chose absolument nouvelle; mais de quoi donc vous mélez-vous? Sachez-le bien, il ne vous appartient pas d'examiner des questions que vous êtes incapables de comprendre {. » Et par une condescendance singulière de la part d’un empereur, Marcien va jusqu’à leur expliquer le sens du mot deux natures et rendre ainsi raison de sa foi. Le rescrit du prince se terminait par ces paroles, que malheureusement les actes démentirent : « Nous n’avons ordonné de forcer personne à signer ou à consentir contre son gré; nous ne voulons pas attirer dans les voies de la vérité par les menaces ou par la violence *.»
Cette lettre est assurément étrange; elle montre
4. Scitote, quia vobis quidem earum rerum examinationem facere non congruit, qui subtilitatem hujus rei intelligere nequitis. Concil., IV, p. 860.
2, Non enim terrore aut violentia aliquos volumus ad viam trahere veritatis. Concil., IV, p. 861. |