‹ Nestorius et EutychèsChapitre 265 sur 279 · Niceph., XV · texte numérisé non relu

Niceph., XV

de Pulchérie fut inscrit sur le catalogue des saints, ce livre d’or du christianisme.

La tourmente qui emportait l’Empire romain emporta du même coup la famille de Théodose, le dernier des grands Empereurs. Sa branche orientale venait de s’éteindre de mort naturelle avec Pulchérie : les vices de Valentinien III amenèrent la fin de la branche d'Occident. Livré à des passions brutales, le fils de Placidie, digne frère d’Honoria, s'était épris de la femme du sénateur Maxime et lui fit violence : Maxime le tua, s'empara de la pourpre, et, pour comble d’outrage, força la veuve de Valentinien, Eudoxie, à l’'épouser. Mais celle-ci méditait une vengeance plus grande encore, puisqu'elle devait retomber sur l’Empire : elle appela Genséric à son aide, lui livra Rome et partit elle-même avec ses deux filles, toutes trois captives des Vandales t.

Quand ces nouvelles arrivèrent à l’impératrice Eudocie dans son palais de Jérusalem, elle resta comme anéantie : son orgueil fléchit sous cette fatalité de crimes et de malheurs, et elle s’accusa d’avoir allumé par ses fautes la colère de Dieu qui s’appesantissait si

1. On peut consulter sur ces faits mon Histoire d'Attila, t. I, c.8, et le volume de mes Récits intitulé : Derniers temps de l’Empire d'Occident. — Procop., Bell. Vand., I, 5. —Prisc., Excerpt. 69, c. 1. — Evagr., II, 7. — Idat., Chron., p. 41.

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