‹ Nestorius et EutychèsChapitre 30 sur 279 · Cyril., Ef?., 9. — Mercat.. IT, P · texte numérisé non relu

Cyril., Ef?., 9. — Mercat.. IT, P

2. Proinde quod ad nosipsos attinet, et si non pauca a pietate tua designata sint fraternæ caritati parum congruentia; (oportet enim

modeste loqui) scribimus, æquitatem animi conservantes. Concil. III, p. 316.

côté des nestoriens. Le chef dédaigna de réfuter de sa main la Lettre aux solitaires ; il la fit combattre par un de ses prêtres nommé Photius, et assez amèrement. Luimême, craignant que l’évêque de Rome, Célestin, ne fût prévenu par ses adversaires, prit les devants, et voici comment il lui exposa les affaires de Constantinople par une lettre jointe à l'envoi de ses discours. Cette lettre résume assez bien tous les moyens d'attaque de son parti contre le parti contraire.

« Nous avons trouvé en cette ville, y est-il dit, une altération considérable de la vraie doctrine, dans quelques-uns du moins, et nous employons tous les jours pour la guérir la rigueur et la douceur’. C'est une maladie qui rappelle celles d’Apollinaire et d’Arius. Ces gens réduisent l’Incarnation du Scigneur à une espèce de confusion, disant que le Dieu s’est fait homme et a été édifié avec son temple et enseveli avec sa chair, comme s’il avait pris son origine de la Vierge mère du Christ, christotocos, et ils prétendent que la même chair n’est pas demeurée après la résurrection, mais qu'elle a passé dans la nature dela divinité. Is ne craignent pas denommerla Viergethtotocos,quoique les Pères de Nicée aient dit seulement que Notre-Seigneur s’est incarné de la Vierge Marie, sans parler des Écritures qui la nomment partout mère du Christ et non du Dieu- Verbe. Je crois que Votre Sainteté aura déjà su par la renommée les combats que nous avons soutenus à ce

4. Unde ct nos non modicam corruptionem orthodoxiæ apud quosdam hic reperientes, et ira ct lenitate circa ægros quotidie utimur. Concil., JII, p. 349.

Page 1