‹ Nestorius et EutychèsChapitre 7 sur 279 · Cassiod., V · texte numérisé non relu

Cassiod., V

2. Greg. Nazianz., Ep. 1. — Athanas., ad Epict. — Epiphan., Ilæres., 11. — Hieron., Ep. 13, et passim., — Theodoret., V, 3 — Socr., II, 46,

6 NESTORIUS ET EUTYCHÉÈS.

qu’elle avait éprouvé sous Constantin, et qui avait donné le concile de Nicée.

Tel était l’état des choses lorsque l’archevêque de Constantinople Sisinnius laissa vacant par sa mort ce premier des siéges de l'Orient. Sisinnius était un vieillard impotent, maladif, peu soucieux des affaires de son Égliset, et qui n’avait rien préparé pour faciliter sa succession. Aussi le plus grand désarroi régna partout quand il eut fermé les yeux. Des divisions et des brigues se formèrent : un clergé corrompu, des prétendants corrupteurs, de l'or versé à pleines mains, firent présager aux gens de bien une élection des plus honteuses. Théodose II et sa sœur Pulchérie, qui participait toujours aux affaires*, principalement quand un intérêt religieux se présentait, furent effrayés d’un résultat que tout leur annonçait certain, et ils songèrent à le prévenir en choisissant eux-mêmes un évêque ailleurs. C'était faire ce que nous appellerions dans le langage moderne un coup d'État, car l'élection épiscopale avait ses lois canoniques, ses règlements et ses coutumes civiles. Toutefois ils se dirent qu'entre ces deux maux, avoir un mauvais évêque élu canoniquement ou un bon évêque nommé en dehors des règles, le dernier était encore préférable. Ils se rappelaient aussi que, dans une circonstance pareille,

4. Sisinnius a negociis et rerum actionibus abhorrens. Niceph. XIV, 30.

2. Voir le volume de mes Récits de l'Histoire romaine, intitulé : Placidie et Pulchérie — Le démembrement de l'Empire.

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