‹ Nestorius et EutychèsChapitre 81 sur 279 · Omne templum nobis præclusum est. Concil., III, p · texte numérisé non relu

Omne templum nobis præclusum est. Concil., III, p

3. Continuis, prout in bello fieri solet, insultibus audacter impetimur : ædes nostras jam bis inscripserunt, nempe ut illis sint manifestæ et designatæ, qui impetum facturi sunt : morbo consumpti cœlum prospicere non audemus. Concil., III, p. 740. |

la campagne d'Éphèse pour garder sa maison. C'était, au lieu des débats paisibles d’un concile sur le plus auguste des mystères chrétiens, le spectacle d’une anarchie sans exemple comme sans raison.

Il arrivait cependant à Constantinople lettre sur lettre, rapport sur rapport, représentant la situation d’Éphèse sous les couleurs les plus différentes; chaque parti lappréciait suivant son intérêt ou sa passion. On a encore les relations destinées à l’'Empereur, ainsi que plusieurs lettres ou manifestes adressés au clergé, au sénat, au peuple, aux moines de la ville impériale. Jean d’Antioche demande expressément dans son rapport que les opérations du faux concile soient annulées pour usurpation de pouvoir, que l'assemblée soit dissoute, et Nestorius renvoyé devant un vrai concile œcuménique, composé suivant les canons et dans les conditions prescrites par la lettre impériale. Le procès de Nestiorius se liant par le fait à la question des anathématismes, Jean tenait beaucoup à ce qu'il fût repris dans la forme légale. Il conseillait aussi à l'Empereur de fixer, le cas échéant, le nombre de suffragants que chaque métropolitain aurait le droit d'emmener avec lui, et trois suffisaient, à son avis; mais une prescription formelle lui paraissait nécessaire, afin que des gens sans conscience ne profitassent plus de la conscience des autres pour les opprimer. |

Les officiers impériaux exprimaient la même opinion dans leur correspondance officielle, et s’étendaient longuement sur les violences et les illéga-

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