‹ Nestorius et EutychèsChapitre 94 sur 279 · Concil., IIT, p · texte numérisé non relu

Concil., IIT, p

2. In fidei Nicæna expositione nos omnes conquiescere confitemur Concil., III, p. 656.

les renvoyât cher eux refusèrent alors de partir. Les cyrilliens déclarèrent qu'ils ne se sépareraient pas en laissant leur président sous les verrous et qu’ils étaient prêts à le suivre en exil'. Les Orientaux opinèrent, par extraordinaire dans le même sens : il leur peinait de renoncer à ce concile æœcuménique où ils comptaient bien foudroyer leur ennemi et ses anathématismes. Les deux partis réclamaient donc avec la même vivacité contre la décision du comte Jean, faisant appel à l'Empereur pour qu'il daignât les entendre «et juger par lui-même. C'était un vrai refus d'obéir et presque une révolte : le commissaire impérial n’avait plus qu’à repartir pour aller rendre compte de sa mission. Pendant son absence, une révolution de palais s'était opérée : l'esprit faible et indécis de Théodose avait tourné d’un pôle à l’autre. Les députés cyrilliens, dont l’abbé Dalmatius avait obtenu l'envoi, se trouvaient depuis quelque temps à Constantinople; ils avaient vu les vierges-reines, fait sonner haut les périls de la foi et réveillé l’ardeur religieuse de Pulchérie, que commençaient à décourager l’ingratitude de son frère et les vexations de la cour. L'ancienne régente éleva la voix, réduisit au silence eunuques et courtisans et Théodose baïssa la tête. Elle appuyaïit la demande des cyrilliens, pour que l'Empereur évoquât l'affaire à son tribunal et la jugeût lui-même souverainement. Théodose, harcelé, fatigué, finit par y consentir. Les Orientaux lui ayant adressé précisément la même

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