‹ Nestorius et EutychèsChapitre 95 sur 279 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

requête, il décida que les deux partis comparaîtraient par députation et exposeraient leurs griefs devant lui, et séant en consistoire sacré!. Pulchérie eût été tentée peut-être de rejeter l’assistance des officiers consistoriaux, mais elle se dit qu'elle serait là pour combattre au besoin leur influence sur le prince. C’était déjà un grand succès; toutefois la victoire n'était pas encore assurée. Il ne s'agissait dans tout cela que de la guerre entre Cyrille et Jean d’Antioche, entre les deux conciles qui se qualifiaient l’un et l’autre d’œcuméniques et de sacro-saints. Quant à Nestorius, sa cause paraissait abandonnée : nous avons dit que Théodose n’aimait pas les embarras; quiconque lui en attirait était son ennemi. Or, depuis qu’il avait imprudemment embrassé le parti de cet archevêque, que de désagréments, que d’ennuis étaient venus fondre sur lui : division parmi les Églises, division parmi les peuples, troubles jusque dans la ville impériale, où des moines séditieux étaient venus aux portes de Son palais lui dicter leur volonté, enfin retour de sa sœur aux faveurs de l'opinion publique et presque à une nouvelle régence ! Nestorius devint pour lui un objet de haine, et on n'’osa plus prononcer ce nom en sa présence. |

L'évolution opérée dans l'esprit du maître se fit également remarquer dans celui des courtisans, dont le malheureux patriarche était naguère lidole et l'oracle. Ce fut maintenant à qui le comblerait de malé-

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