LA DOCTRINE DE PAUL DE SAMOSATE
Avec le corps el l'âme sensible, il ne forme qu'une seule nalure complèle !. Il parle ensuile d'une autre forme de l'apollinarisme, qui consisie à dire que l'âme à laquelle le Verbe s'est uni, est privée de sensibilité propre comme d'intelligence. C'est dans le Verbe et par le Verbe que cette âme sent et comprend ?. Cela revient à dire que la divinité a éprouvé la souffrance. Apollinaire a4-il jamais enseigné une pareille absurdité? Plusieurs Pères l'affirment, mais Voisin déclare qu'il n’en est rien. [n’en va pas de même de certains de ses disciples qui ont réellement soutenu cette doctrine 3. Le témoignage de Nestorius, qui distingue nettement deux catégories d’apollinarisies, confirme ce que l’on savait déjà.
Neslorius ne s’atlarde pas à réfuter longuement Apollinaire. Il fait simplement remarquer que ce n'est pas dans l'âme animale, la divinité et le corps que consiste la nature humaine, et que dès lors le Verbe incarné des Apollinaristes n'est pas vérilablement homme ἡ.
$ V. — La doctrine de Paul de Samosate.
Saint Cyrille proclame, comme Apollinaire, une seule nature (une nature-personne) du Verbe incarné ; mais à la différence du Laodicéen, il admet que l'être humain du Christ est complet ; il ne lui enlève pas l'intelligence et Ja liberté. C’est après avoir parlé de l'apollinarisme que Neslorius s'attaque à la théorie cyrillienne de l'union hypostatique. Nous n'avons pas à répéter ici ses arguments, les ayant examinés plus haut ὅ.
La dernière hérésie qu'examine notre hérésiarque est celle de Paul de Samosate. Il a déjà caractérisé cette erreur tout au commencement du Livre d'Héraclide par la phrase suivante :