‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 124 sur 197 · LA DOCTRINE DE PAUL DE SAMOSATE · texte numérisé non relu

LA DOCTRINE DE PAUL DE SAMOSATE

fut qu'un homme et qu'il vécut soumis à la loi comme l'un des saints. Il se soumit docilement à tous les commandements, et par cette obéissance parfaite il resta sans péché. Il a surpassé tous les hommes, soit parce que, après avoir vécu sans péché, il a été délivré de la mort et justement gratifié de l'immortalité promise à ceux qui observent parfaitement la loi, soit parce que, après avoir ainsi mené une vie de parfaile obéissance, il ἃ consenti à mourir pour nous et a reçu l'honneur et le titre de Fils par grâce. Le Christ n’est pas Dieu le Verbe, mais il est celui qui ἃ vécu ainsi et qui a observé tous les commandements !. »

Les hérétiques recourent à des arguments spéciaux pour appuyer leur théorie :

» À quoi pouvait servir, disent-ils, que Dieu le Verbe se fit le collaborateur du Christ et qu'il agît avec lui comme s'il ne pouvait pas de lui-même observer les commandements ἢ Où aurait été le mérite de son impeccabilité ? Où aurait été sa vicloire?... La victoire serait revenue à celui qui l'aurait aidé, et qui est invincible. Auprès de qui aurait-il été jugé, alors qu'il aurait été le juge et le jugé? Qui aurait reçu l'offrande pour tous les hommes, alors qu'il aurait été à la fois l’acceptant et l'offrant?... Ils disent que les rôles ont été partagés entre deux fils ; à celui-ci le premier, à celui-là le second, afin qu'il n'y ait dans tout ce qui est écrit ni contradiction ni tromperie... Ils disent ces choses et d’autres semblables, et ils défendent leurs opinions en aflirmant que le Christ et le Fils est double dans les prosôpons comme dans les hypostases. Ils disent que la forme du Verbe était dans le Christ de la même manière que les saints ont été la demeure de Dieu ?. »

Nestorius est visiblement embarrassé pour réfuter les Pauliniens. Les arguments qu'ils font valoir lui plaisent, et 1] se les approprie pour étayer son propre système. Ce qu'il leur reproche, c’est de dire « deux Fils » et d’affirmer que le Verbe ἃ habité dans le Christ de la même manière qu’il ἃ

1, Le Livre d’Héraclide, Ὁ. 41.

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