‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 134 sur 197 · Loors, p · texte numérisé non relu

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LA roue io. :

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bénéficier du prix de sa victoire... Il n’a pas hésité à se soumettre à la mort, parce qu'il était sûr de la détruire de cette manière... Ainsi, de même que la défaite d'Adam ἃ été la défaite de tous, de même aussi la victoire de celui-ci a rendu victorieux tous les hommes f. »

La doctrine de la satisfaclio vicaria est, on le voit, nettlement exprimée dans tous ces textes. C’est le Christ qui paye ἃ Dieu la double dette de l'humanité : la dette positive consistant dans une vie sainte (irreprehensibilem et sine querela hominum nalura debebat Deo conversationem) et la dette négative ou le châtiment mérité par la faute originelle et les péchés de chaque individu. Nestorius nous apparaît ici comme un témoin fidèle de la tradition catholique. On ne trouve point chez lui la théorie choquanie, exposée par quelques Pères, d’une rançon payée au démon par Jésus- Christ pour le rachat de l'humanité coupable ?. Ce n'est pas qu'il ignore la doctrine des droits de Satan, mais, à l'exemple de saint Jean Chrysostome et de Théodoret, il la développe sous la forme adoucie que M. Rivière a appelée la théorie de l’abus de pouvoir *.

Les droits du démon.

Par la permission de Dieu, la nature humaine est devenue la sujette de Satan, à cause du péché 1. Cet esclavage doit

1. Le Livre d’'Héraclide, p. 69-70. Le rôle du Christ Rédempteur est encore éloquemment exprimé dans ce passage : προσχυνῶ δὲ σὺν τῇ θεότητι τοῦτον (le Christ) ὡς τῆς θείας συνήγορον αὐθεντίας.... tanquam dominicae bonitatis venerorinstrumentum...; euscipio tanquam formam pro Deo apud nos spondentem.., ; beatifico tanquam”obsidem pacis aeternae.. ; colo tanquam divinae indignationis propitiatorium... ; amo et revereor tanquam mortalium immortalitatis initium... ; laudo tanquam manum deitatis in vitam me eripientem de morte... ; admiror tanquam januam ad divina introitus. LooFs, p. 261-262. Chacun de ces titres est justifié par un passage de l’Ecriture. Le côté négatif et le côté positif de la rédemption sont suffisamment indiqués.

2, C'est, parmi les Pères grecs, le cas d'Origène et de saint Grégoire de Nysse. Cf. Rivière, Le dogme dela Rédemption, Paris, 1905, p. 377 sq.

, 3. RIVIÈRE, 0p. cit., p. 395 et sq. M. Rivière ne parle pas de la doctrine de Nestorius. C’est sans doute parce qu’il n’a pu utiliser le recueil de Loofs, paru la même année que son ouvrage.

k. τὸν ᾿Αδὰμ τῶν ἀνθρώπων à ἢ φύσις λαθοῦσα θεμέλιον, τῷ τοῦ ϑεμελίσυ « συνέπεσεν πτώματι, καὶ γέγονεν ὑποχείρα τοῦ ρίψαντος. τὸν ᾿Αδὰμ, διαδόλου. Homélie sur la troisième tentation du Christ. Nau, p. 353.

durer tant que la dette réclamée par la justice divine n'aura pas été payée. Mais voici que le Christ, nouvel Adam, a soldé pour nous cette créance. Le démon est dès lors dépossédé de tous ses droits sur nous ; s’il continue à nous opprimer, cest un abus de pouvoir contre lequel nous pouvons légitimement réclamer au tribunal du Juge suprème. Ce n'est pas tout : Satan ἃ commis une injustice flagrante en s'attaquant à un innocent sur qui Dieu ne lui avait concédé aucun pouvoir. Cet innocent, c'est Jésus, l’un de notre race. Voilà un nouveau grief, un grief capital, que notre nature peut faire valoir contre son tyran. C’est en effet sous l'image d'un procès en forme que Nestorius nous expose toute cette doctrine. Voici d’abord un passage où l’on voit la nature humaine plaidant elle-même sa cause devant le souverain Juge :

« Vide nunc naturam nostram in Christo apud Deum causam adversus diabolum perorantem et justis hisce utentem allegationibus : injuria opprimor, justissime judex, diabolus me iniquus impugnat, evidenti adversus me utitur impotentiae tyrannide. Esto, priorem Adam tradiderit morti, quia ejus peccati occasio fuerit; secundum jam, quem ex Virgine figurasti, ob quam, rex, noxam crucifixit ? qua etiam causa latrones cum ipso una suspendit? Cur, qui peccalum non fecil nec dolus inventus est in ore ejus, cum iniquis esl deputatus ? (1 Pet. 11, 22). Aperte (mihi) tanquam imagini tuae, Domine, invidet; sine ulla occasione irruens in me, subvertere me nititur, sed tu mihi justum te judicem tribue. Iratus es mihi causa praevaricationis Adae, pro quo si habes Adam sine peccato tibi conjunctum, ut propitieris exoro. Esto propter illum corruptioni (me) tradideris, propter hunc de incorruptione participa ; de mea uterque eorum natura est; sicut prioris in morte particeps fui, et immortalis vitae secundi particeps fiam. Indubitatis et inexpugnabilibus firmor allegationibus ; omnifariam adversarium supero. Si de corruptione, quae ex Adam mihi facta est, controversiam moverit, ex illius qui peccatum non fecit vita ego e diverso perscribam; et si me ille ex illius accusat inobedientia, ex hujus eum obedientia reum ego constituam !. »

1, Looës, p. 256-257. Traduction de Marius M2rcator. DETTE y ὡ M. JUGIE. — NESTORIUS LS € LE VEDI4 DIA Εν, 4 N <\ ρ ΧΆ / à Ds 1CHAEL 8 =

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