‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 137 sur 197 · Xe contre-anathème contre Cyrille, Loors, p · texte numérisé non relu

Xe contre-anathème contre Cyrille, Loors, p

JÉSUS PRÈTRE 235

d'apôtre désigne un homme? Qui, en entendant parler de grand-prêtre, pourrait songer à appliquer ce titre à l'essence de la divinité!? »

Un argument facile se présente de lui-même à Nestorius pour appuyer sa doctrine :

« Si la divinité est le pontife, quel est celui qui est honoré par le sacrifice sacerdotal ? Si celui qui offre est Dieu, iln”y a plus personne à recevoir l’oblation; car qu'y a-t-il de plus grand que la divinité, pour que celle-ci puisse sacrifier à un plus grand ? Et qui la force à offrir un sacrifice, ὃ hérétique ὃ car il faut de toute nécessité que le pontife sacrifie, ayant besoin lui-même de la grâce obtenue par le sacrifice, suivant cette parole de Paul : « Tout ponlife, pris du milieu des hommes, est élabli pour les hommes dans le service de Dieu ; l'indulgence pour les ignorants et les égarés lui est facile, parce que la faiblesse est aussi son partage ; et c'est à cause de celle faiblesse qu'il doit offrir les sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple (Heb. v, 1-3). Or la nature de la divinité n'a pas besoin du perfectionnement qui vient de la grâce, Comment donc peuvent-ils se figurer que Dieu le Verbe est appelé grand-prètre, lui qui n'a pas besoin comme les pontifes de sacrifice pour sa propre perfection ?? »

Ce raisonnement est spécieux, et il donne encore du fil à retordre aux théologiens qui veulent expliquer comment Dieu le Verbe est à la fois le prêtre qui offre et le Dieu qui reçoit

1. ἀποστόλου γὰρ ἀχούοντες ὄνομα, τὸν Θεὸν Λόγον νοοῦσιν ἀπόστολον, ἀρχιερέως ἀναγινώσχοντες χλῆσιν, θεότητα τὸν ἀρχιερέα φαντάζονται " παράδοξος φρενοθλαθείας ἰδέα. Τίς γὰρ ἀποστόλου προσηγορίαν μαθὼν οὐχ εὐθὺς ἄνθρωπον ταύτην μιηνυόμεν ἔγνω; Τίς ἀρχιερέως ὀνομασίαν ἀχούων, θεότητος ἂν οὐσίαν νομίσειεν ; Loorës,p.232

2. Εἰ γὰρ ἀρχιερεὺς n θεότης, τίς ὁ τῇ παρὰ τῆς ἀρχιερωσύνης λειτουργία θεραπευὄμενος; Εἰ θεὸς ὁ προσφέρων, οὐδεὶς ᾧ προσφέρεται. Τί γὰρ θεότητος μειζον, ἵν΄ ὡς ἐλάττων προσφέρη τῷ μείζονι ; Τί δὲ αὐτὴν, αἱρετιχὲ, τὸ προσφέρειν καταναγχάζον... Θεότητος δὲ φύσις τῆς ἐχ χάριτος ἀνενδεὴς τελειώσεως. Πόθεν οὖν αὐτοῖς ὁ θεὸς Δόγος χεχλῆσθαι:ι νῦν ἀρχιερεὺς ἐνομίσθη ; Loors, p. 232-233. Et Nestorius continue à commenter les passages de l’'Epitre aux Hébreux qui mettent vivement en relief le côté humain de la personne du Rédempteur. Dans un autre sermon traduit par Marius Mercator, il répète le même argument : « Quia Deus pontifex factus est ferre non possum ; si enim Deus pontifex et opifex est, cui a pontificibus legatio exhibenda est ? » LooFs, p. 338. Danc le Livre d’Héraclide, Nestorius concède que Dieu le Verbe puisse être appelé grand-prètre : « Il est vraiment souverain pontife, celui qui nous est né consubstantiel et fils de notre race ; à cause de cela, Dieu le Verbe est dit aussi souverain pontife », p. 221. Mais cette

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