Voir p
2. De Incarnatione Christ, lib. V, cap. τι. Ρ. L., t. L, col. 98 sq. Saint Prosper a vu aussi dans la pélagianisme la source du nestorianisme. Ibid., col, 96 en note.
8, Marii Mercatoris liber subnotationum in verba Juliani, 2. ». L., t. XLVIII, col. 111.
k. Theodori Mopsuesteni excerpta. Ibid., col. 1051 sq.
5. Paorrus, Bibliotheca, cod. CLXX VII, p. G., t. (ΠῚ, col. 513-518.
On peut concéder aussi qu'il existe une certaine affinité entre le nestorianisme et le pélagianisme, car l’un et l’autre sont le produit d’une tendance rationaliste ; mais on fera bien de remarquer qu'une telle affinité peut se découvrir à peu près entre toutes les hérésies. Hors de là, il ne paraît pas que Pélage ait influencé Nestorius, ni que Théodore de Mopsueste ait été le maître de Pélage, soit directement, soit même indirectement. Les deux hérésies se développèrent indépendamment l’une de l’autre, et presque simultanément. Le concile d’Éphèse les associa dans une commune condamnation.
Sans rien devoir à Pélage pour sa théorie christologique, Nestorius n’a-t-il pas admis les doctrines pélagiennes sur l'état primitif de l’homme, le péché originel et la gräce? Certains historiens et quelques théologiens l’ont prétendu. Pour appuyer leur affirmation, ils ont fait valoir plusieurs raisons. Tout d’abord, Nestorius est un disciple de Théodore de Mopsueste, négateur du péché originel. Ensuite, on remarque que les Pélagiens ne sont pas nommés dans l’édit contre toutes les hérésies porté par Théodose IT, le 30 mai 428, sous l'inspiration de Nestorius, dont on connaît le zèle fougueux déployé au début de son épiscopat. Fait plus grave: Nestorius fit bon accueil à plusieurs des évêques italiens exilés pour avoir refusé de souscrire l’Epistola tracloria du pape Zosime condamnant le pélagianisme. Et quand Marius Mercator, qui se trouvait alors à Constantinople, eut dévoilé dans son Commonilorium super nomine Caelestü? l’hérésie de ces évêques, et qu'il eut obtenu de Théodose II leur expulsion, Nestorius adressa à Célestius une lettre de consolation et d’exhortation à rester fidèle à la vérité, malgré les persécutions. Ce n’est pas tout. Le P. Garnier a découvert dans un passage de la seconde lettre de Nestorius à saint Cyrille la mention d’un concile réuni par Nestorius, à Constantinople, tout exprès pour condamner la doctrine catho-
1, Dans deux de ses canons, le premier et le quatrième, le concile d’Éphèse anathématise ceux qui professent les doctrines de Célestius, le grand théologien du pélagianisme, Mansr, Ampliss. coll. Concil., t. IV, col. 1471.
2. Voir cet ouvrage dans Migne. Ρ. L., t. XLVIIL, col. 61-108.