‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 168 sur 197 · P. G., t. XXVI, col · texte numérisé non relu

P. G., t. XXVI, col

2. Ἦν γὰρ καὶ ἔστιν αὐτοῦ τὸ Πνεῦμα, καθάπερ, ἀμέλει καὶ τοῦ Πατρὸς - καὶ τοῦτο ἡμῖν εὖ μάλα σαφηνιεῖ γεγραφὼς ὁ θεσπέσιος Παῦλος" « Οἱ δὲ ἐν σαρκὶ ὄντες, Θεῷ ἀρέσαι οὐ δύνανται, εἴο... Ἐχπορεύεται μὲν γὰρ ὡς x τοῦ Θεοῦ καί Πατρὸς τὸ Πνεῦμα τὸ ἅγιον, χατὰ τὴν τοῦ Σωτῆρος φωνήν, ἀλλ᾽ οὐχ ἀλλότριόν ἐστι τοῦ Υἱοῦ πάντα γὰρ ἔχει μετὰ τοῦ Πατρός - καὶ τοῦτο αὐτὸς ἐδίδαξεν εἰπὼν περὶ τοῦ ἁγίου Πνεύματος - « Πάντα ὅσα ἔχει ὁ Πατὴρ, ἐμά ἐστι. Διὰ τοῦτο εἶπον ὑμῖν, ὅτι ἐκ τοῦ ἐμοῦ λήψεται, καὶ ἀναγγελεῖ ὑμῖν. » [Ιδἰά., col. 433. Le P. de Régnon interprète comme nous cette controverse, Etudes de théologie positive sur la sainte Trinité, t. IV, p. 182-185, mais il lui échappe quelques inexactitudes. Il se base sur la Lettre de Théodoret à Jean d’Antioche, ν. α. t. LXXVI, col. 389, pour dire que l'évêque de Cyr prêtait à Cyrille l'opinion que le Saint-Esprit est une créature

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En s'exprimant de la sorte, l’évêque d'Alexandrie montrait clairement qu’il entendait l'expression « ἴδιον τοῦ Υἱοῦ » dans le sens de la première alternative de son adversaire et qu'il était loin de faire du Saint-Esprit une créature du Fils. Il indiquait d’ailleurs que le Saint-Eprit tire son origine du Fils comme du Père, en rappelant que le Fils possède tout ce qu'a le Père. C’est donc se tromper, à notre avis, que de voir dans cette petite controverse entre Théodoret et saint Cyrille une première escarmouche théologique sur la doctrine du Filioque!.

$ II. — Sur les Anges.

Nestorius affirme en passant que les anges sont incorporels. Ce sont bien les anges en effet qui sont désignés par «ceux qui n'ont pas de corps» dans le passage suivant :

« Ceux qui observent exactement les commandements, se conduisent dans le corps à peu près de la même façon que ceux qui n'ont pas de corps?.»

Il y ἃ de bons et de mauvais anges. Les bons anges ont servi à Dieu d’intermédiaires dans les théophanies ὃ; ils ont été les témoins des luttes du Christ contre Satan au désert#, et de ses souffrances pendant la passion 5. Ils conduisent les âmes à Dieu, après la mort f; ce qui suppose qu'ils assistent

du Fils : «Il s’y plaint de voir reparaître dans les anathèmes, l’hérésie longtemps éteinte d’Apollinaire, » Il prêtait donc à saint Cyrille l'opinion que le Saint-Esprit est « une créature du Fils ». Mais Apollinaire n’enseignait pas que le Saint-Esprit est une créature du Fils. La Lettre à Jean d’Antioche n’explique donc rien. Le P. de Régnon dit encore que « dans sa réfutation de Théodoret, l’évêque d’Alexandrie dédaigne de relever cette ridicule insinuation ». Nous venons de montrer que cela n’est pas tout à fait exact. Saint Cyrille a suffisamment répondu.

1. Les Photiens font grand cas du témoignage de Théodoret qu'ils entendent à contresens. Ils vont même jusqu’à prétendre que, devant le reproche de Pévêèque de Cyr, saint Cyrille renoncça à la doctrine du Filioque, qu’il avait d’abord admise. Mais il est facile de montrer la fausseté de cette dernière assertion, non seulement par les écrils de saint Cyrille postérieurs à cette controverse, mais encore par la réponse même qu’il fait aux attaques de Théodoret.

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