‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 174 sur 197 · MERE C · texte numérisé non relu

MERE C

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« Mulliplices gemilus in parturilione feminarum poena peccali est; et parere quidem non est maledictum; non enim benedictio in maledictum daretur ; in tristitia autem parere, hoc ex maledicto illo trahitur post peccatum... In moeroribus paries filios; huic sentenliae socium est quod nascitur et quod parit, unum eorum in moeroribus pariens, allerum vero in moeroribus nascens 1. »

Mais Dieu a préparé à la Vierge un enfantement sans douleur. La condamnation prononcée contre Ève a été détruite par le salut de l’Ange à Marie. A Eve les douleurs et les gémissements, fruits du péché; à Marie la joie, fruit de la grâce dont elle est remplie. Ève enfante des pécheurs dans la tristesse ; le fruit du sein virginal de Marie est béni. Marie est bien la nouvelle Eve, la nouvelle mère, mais une mère vierge, donnée à l'humanité : |

«Miserator Dominus non despexit illos naturae foetus condemnatos, sed feminae in uterum adveniens, vertit in illa matre consuetudinem pariendi et mutavit in illa partuum leges (parluriliones enim sanclae Virginis immunes a moeroribus praeparaverat) et naturae humanae matrem donavit innuplam, non spernens foetus nuptiarum neque despiciens…

» Respice omnium harum tristium sententiarum a Christo praestitam resolutionem: (τὸ) mulliplicans multiplicabo tristilias tuas et gemitus tuos per hoc solvit, ubi dictum est: Ave gratia Dei plena ; (τὸ) in tristitia paries filios, solvit per id quod scriptum est : benedictus fructus ventris tui?. »

En déclarant Marie exempte de la peine du péché originel spéciale aux femmes, en rappelant à ce propos les paroles de l’Ange : Salut, 6 loi, pleine de la grâce de Dieu, en nous présentant la mère de Jésus comme la nouvelle mère donnée à l'humanité, Nestorius a eu, semble-t-il, comme l'intuition du dogme de l’Immaculée Conception à.

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