Ibid., col
&. Ibid., col. 1240. Cf. col. 1301.
5. Ἔθος γὰρ ὑμῖν τοῖς οὕτω μεγάλοις εὐδοχιμεῖν εἰς ἅπαντα ἔρεισμά τε τῶν Ἐχχχησιῶν τὰς ξαχυτῶν ποιεῖσθαι σπουδὰς * ἐπειδὴ δὲ ἐχρῆν ἅπαντα εἰς γνῶσιν τῆς ons ὑσιότητος ἀνενεχθῆναι, τὰ παραχολουθήσαντα γράφομεν ἀναγχαίως. Ibid.,col. 1329.
l'Église universelle, Mais il faut remarquer que cette belle unanimité dans la soumission, le respect et la louange est un peu intéressée. Si l'on est si empressé à proclamer les prérogatives du successeur de Pierre, c'est parce qu’on le sait favorable à l’œuvre du concile.
Au contraire, Jean d’Antioche et les siens adoptent à l'égard du pape Célestin la tactique du silence. Ils n'ignorent pas ses sentiments à l'endroit de Nestorius ; ils savent que saint Cyrille a gagné sa confiance et ne se font pas illusion sur la portée de cette approbation !. I1 ne leur vient pas à l’idée de contester l'autorité du Siège apostolique; mais, pratiquement, ils agissent comme si elle n'existait pas et font le silence autour de ses décisions. Il est remarquable que dans les Actes du conciliabule, jamais le pape Célestin n’est mis en cause. C’est toujours « l'Égyptien », Cyrille, qui est attaqué. On recourt à l’empereur ; on implore son assistance. Du pape il n’est pas question, parce qu’on n'ose pas lui résister en face. C’est par cette voie qu'on glisse dans le schisme.
Cependant, quand tout est désespéré, quand le pouvoir civil s’est décidément tourné contre Nestorius et sévit rigoureusement contre les adversaires du concile d'Ephèse, des évêques, qui ont refusé de signer le symbole d'union de 433 et qui pour ce motif ont beaucoup à souffrir, n'hésitent pas à implorer l’assistance du pape Sixte III. Du fond de l'Asie Mineure, Euthérius de Thyane et Helladius de Tarse écrivent à celui-ci une fort belle lettre, dont on nous permettra de citer quelques extraits, parce qu’elle paraît avoir été jusqu'ici peu remarquée? :
« Dans sa perpétuelle sollicitude pour le genre humain, le Christ Notre-Seigneur a préparé à chaque époque des flambeaux éclatants pour guider les hommes de bonne volonté, confondre leurs ennemis, détruire le mensonge et confirmer la vérité. C’est ainsi que sous le cruel Pharaon il fit surgir le bienheureux Moïse contre Jamnès et Mambré, qu’à Simon le Magicien il opposa Pierre le Victorieux ; et c’est ainsi que contre les ennemis de nos jours il a fait lever Votre Sainteté, qui, nous en avons la ferme espérance, délivrera l’univers de l’erreur
τς Le prudent Jean d’Antioche avait écrit à Nestorius, en apprenant la décision du concile romain de 430 : « Bien que mon Seigneur, le très pieux évèque Célestin, vous ait fixé par sa leltre le très court délai de dix jours pour répondre, vous pouvez cependant le faire en moins de temps ; un jour, quelques heures même suffisent pour cela... Arrêtez par votre obéissance les effets de cette leltre semblable à une violente tempête... Si nous cédons, elle ne causera ni agitation ni trouble ; si nousrésistons, nous aurons lieu de nous en repentir. » Manst, ibid., col. 1064, 1068. Jean savait parfaitement qu'on ne bravait pas impunément les sentences de l’évêque de Rome, centre de la communion ecclésiastique.
2, Cet appel au Pape a échappé au R. P. Bernardakis dans son travail sur les appels des Orientaux au Saint-Siège (Echos d'Orient, t. VI). Il n’est pas non plus signalé par H. Leclercq dans la note ajoutée au tome II (Ile partie, p. 1238- 1259) de sa traduction de l'Histoire des conciles de Hefele.
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| | | | L'AFFAIRE DE NESTORIUS ET LA PRIMAUTÉ ROMAINE 299 ὦ
égyptienne, Nouveau Moïse, vous frapperez tout Égyptien hérétique à | et vous sauverez tout Israélite orthodoxe. | » Devant les innombrables attentats commis contre la vérité, en B; voyant la perle étincelante de l'orthodoxie en butte à des attaques 4 inouïes jusqu'ici, de la part de ceux qui ont inventé ces nouveautés contre la foi apostolique de nos pères, il est de notre devoir, nous qui sommes assaillis par les plus violentes tempêtes et sommes presque entre les mains des pirates, de crier vers celui que Dieu nous a donné A comme pilote, et, par amour pour la vérité, de le renseigner autant que Ὧν possible, Dans votre sagesse, vous ne nous répondrez point par le Ἢ mépris; vous ne passerez point à la légère sur une si grave affaire, mais vous lui donnerez tous vos soins et tous imposerez le châtiment τ. et la réforme avec toute la fermeté et toute l'assurance qui conviennent, et qui ne peuvent qu'être agréables à Dieu *.
» À plusieurs reprises déjà dans le passé, votre Siège apostolique a 14
* suffi à réfuter le mensonge, à reprimer l'impiété, à réformer ce qui en avait besoin, et à protéger l'univers pour la plus grande joie du Christ#, tant sous le bienheureux et saint évêque Damase que sous plusieurs autres pontifes célèbres et dignes d’admiration. C'est pourquoi nous osons, nous aussi, vous adresser nos demandes pressantes, afin que vous veniez au secours de l'univers et dans la partie qui est dans l'erreur, et dans celle qui subit une tyrannique persécution, parce qu'elle refuse de donner son assentiment à des doctrines inacceptables... #4
» Nous prosternant aux pieds de Votre Piété, nous vous supplions *: 21 de nous tendre une main secourable, d'empêcher le naufrage de l'univers, d'ordonner une enquête sur tout ce qui s'est passé et de corriger ces abus *. Que les saints pasteurs qu'on a si injustement éloignés de leurs ouailles soient rappelés, et que la tranquillité et l’ancienne concorde soient rendues aux troupeaux...
» Nous aurions depuis longtemps accouru auprès de Votre Sainteté, nous qui sommes de divers pays, c’est-à-dire des régions de l’Euphrate, des deux Cilicies, de la Cappadoce seconde, de la Bithynie, de la Thessalie et de la Mésie*, pour répandre des torrents de larmes et pleurer publiquement les maux inouïs qui ont fondu sur nous, mais va