Se rappeler que saint Paul est né à Tarse
2. Illius apostolicae sedis factus est ornamentum et a beato Petro dexteram socielatis accepit, ut appareret ab utrisque aequam subtilitatem dogmatum custodiri.
3. Cette lettre est tirée du Synodicon cassinense. Maxst, t. V, col. 893-897.
h. Mans, IV, col. 1034. Cf. col. 1046 et 1050.
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sujet (de Nestorius) soit connue de plusieurs !. »
C’est Cyrille, l'évêque du premier siège de l'Orient, qui est chargé d'exécuter cette décision dans le délai fixé, et qui pour cela est investi des pleins pouvoirs du Pape :
« L'autorité de Notre Siège vous est communiquée, et vous en userez
| à Notre place pour exécuter rigoureusement Notre Décret ?. » Célestin a réglé l'affaire en juge souverain ; il n’a pas eu besoin de l'intervention d'un concile œcuménique, et il n’en voyait nullement la | nécessité. Cependant, quand l'empereur, sollicité à la fois par Nesto- | rius et par quelques moines orthodoxes, victimes de la brutalité de l'évêque hérétique, convoque à Ephèse un concile général, le Pape y ; consent et trouve même que cette assemblée pourra rendre d'utiles services à la chrétienté ὃ ; mais il veille à ce que l'autorité du Siège apostolique n’en soit point diminuée. Le concile n'aura point à reprendre un procès déjà terminé ; son rôle sera de se conformer à la sentence romaine et de l’exécuter. Il écrit aux Pères du concile :
« Dans Notre sollicitude, Nous vous avons envoyé Nos saints frères dans le sacerdoce, les évêques Arcadius et Projectus et le prêtre Philippe, pour assister aux débats et exécuter ce qui a déjà été réglé par Nous. Nous ne doutons point que Votre Sainteté n’y donne son assen-
| timent *. »
Les légats reçoivent des instructions brèves, mais très précises, sur la conduite qu'ils devront tenir à l'assemblée pour ne pas compromettre la dignité du Siège apostolique :
« Il faut que l'autorité du Siège apostolique soit sauvegardée ; Nous l'ordonnons.... S'il y a quelque dispute, ce sera à vous à juger des opinions des autres, sans vous méler à la controverse”. »
S'ils arrivent eu retard, ils devront s'informer de la manière dont
| les choses se sont passées avant leur arrivée. Nous avons vu que les légats avaient fidèlement obéi à cette recommandation.
. tence, ou plutôt la sentence divine du Christ Notre-Seigneur à son [
1. Eadem haec ad sanctos quoque fratres et coepiscopos. praescripsimus, quo nostra, imo vero divina Christi Domini nostri sententia pluribus de eo sit manifesta. Epistola x ad Cyrillum. Maxsi, ἢ IV, col. 1022. Cf. Epist. ad Joan. Antioch. Ibid., col. 1050.
2, Nostrae Sedis auctoritate adscita, nostraque vice et loco, cum potestate usus, ejusmodi non absque exquisila severilate sententiam exsequeris. Ibid., col. τοῖο. | 3. Nonest inefficax in divinis maxime causis cura regalis, quae pertinet ad Deum. : Epistola ad Cyrillum. Maxst, t. IV, col. 1202. Voir aussi, col. 1291, la lettre à l'empereur.
4. Direximus pro nostra sollicitudine sanctos fratres et consacerdotes nostros… qui iis quae aguntur inlersint, et quae a nobis antea statuta sunt exequantur. Quibus praeslandum a vestra sanctitate non dubilamus assensum. Epistola ad synodum. Maxsi, t. IV, col. 1287.
5. Et auctoritalem Sedis apostolicae custodiri debere mandamus... Ad disceptationem si fuerit ventum, vos de δου πὶ sententiis judicare debeatis, non subire certamen. Manst, Ibid., col, 556.
0, Ibid.
Voici donc que le Pape a tracé au concile le programme qu'il devra suivre et a fait de lui l’exécuteur de ses volontés. Cependant, ce programme va être dépassé. Les disputes et les divisions que Célestin prévoyait vaguement se sont produites, Froissés de ce qu’on avait ouvert l’assemblée avant leur arrivée, un certain nombre d’Orientaux, ayant à leur tête Jean d'Antioche, se sont constitués en concile séparé. De part et d'autre, on s'est lancé des anathèmes. L'empereur, après de longues et pénibles négociations, s’est rangé du parti de l’orthodoxie, mais a refusé de sanctionner les condamnations portées contre les Antiochiens. Que va faire le Pape? Il se trouve en présence de décisions prises par un concile œcuménique avec la participation de ses légats. Va-t-il se sentir l’autorité nécessaire pour faire un choix dans ces décisions, pour confirmer les unes et rejeter les autres, proclamant ainsi pratiquement sa suprématie sur le concile général? Parfaitement. A peine a-t-il reçu les Actes d'Éphèse, qu'il adresse aux membres du concile une lettre datée du 15 mars 432, que certains historiens ne paraissent pas avoir suffisamment remarquée. Il reconnaît que l’assemblée a fidèlement exécuté ses volontés en ce qui regarde Nestorius, mais il n’approuve pas la sentence qui a été portée contre Jean d’Antioche et les siens :
« Quant à ceux qui paraissent avoir partagé l’impiété de Nestorius et ont participé à ses crimes, bien que la sentence que vous avez portée contre eux se lise (dans les Actes), cependant, Nous décidons de Notre côté ce qui nous paraît (le mieux). Il y a dans les affaires de ce genre bien des choses à considérer, dont le Siège apostolique a toujours tenu compte!. »
Et le Pape continue en disant qu'il ne faut condamner que les hérétiques obstinés. Les Orientaux ne paraissent pas être dans ce cas. Il faut dès lors user de longanimité à leur égard et imiter l’exemple que Célestin lui-même a donné dans l'affaire des pélagiens, c’est-à-dire leur laisser ouvert le chemin du retour. Qu'on écrive à Jean d’Antioche pour le ramener et lui faire condamner l’hérésie?2.
Cette décision était la sagesse même. Elle réparait en partie le mal causé par le schisme qui s’était produit à Éphèse entre les évêques. Saint Cyrille et les siens, malgré les sacrifices d’amour-propre que cela dut leur coûter, s'y conformèrent en toute sincérité, Après de longs pourparlers, Orientaux et Cyrilliens se réconcilièrent et souscrivirent le symbole d'union de 433.
Dans plusieurs de ses lettres, écrites à l’occasion du concile d’Ephèse,
1. De his autem qui cum Nestorio videntur pari impietate sensisse, atque se socios ejus sceleribus addiderunt, quamquam legatur in eos vestra sententia, tamen nos quoque decernimus quod videlur. Multa perspicienda sunt in lalibus causis, quae aposlolica sedes semper aspexit. Manst, t. V, col. 269.
2. Anliochenum vero, si habet spem correctionis, epistolis a vestra fraternilate volumus conveniri. Mans1, Ibid.
L Célestin parle de sa sollicitude pour le bien et la paix de l’Église uniἃ verselle. On sent, en lelisant, qu'il considère comme un devoir d'état de s'occuper de tout ce qui intéresse la chrétienté. A saint Cyrille il écrit, avant le concile, qu’il sera présent à l'assemblée par la pensée, | parce qu'on doit y traiter d’une affaire qui intéresse tout le monde, et | qu'il n’a rien tant à cœur que la tranquillité de l’Église catholique 1. Dans sa lettre du 15 mars 432, adressée au concile, on lit ce passage : « Ilest vrai que Nous sommes très éloigné de vous, mais Notre solli- | citude Nous rend tout présent. Personne n’est absent des préoccupa- * tions du bienheureux apôtre Pierre ?. »
| Célestin se sait le successeur de Pierre, le gardien de tout le trou- | peau du Christ. C’est pourquoi il s’est efforcé d'en remplir l'office.
| 1. Studeo quieti catholicae, Maxst, t. IV, col. 1292. à 2. Per sollicitudinem totum propius intuemur. Omnes habet beati Petri apostoli cura praesentes. Maxsi,t, V, 218.