NESTORILS ET LE & TOME » DE SAINT LEON
« Ut agnosceretur in eo proprietas divinae humanaeque naturae individua permanere, et ita sciremus Verbum non hoc esse quod carnem, utunum Dei Filium et Verbum confiteremur et carnem. »
Qu'on lise ces textes, après avoir pris pour un instant la mentalité nestorienne, et l’on n’aura pas de peine à comprendre l'illusion dans laquelle est tombé Nestorius.
Celui-ci toutefois devait être choqué par certaines expressions du tome, qui accentuent l'unité de sujet dans le Christ et parlent des deux naissances du Fils unique de Dieu :
Cap. 11 : « Consempiternus eidem Filius demonstratur, in nullo ἃ Patre differens, quia de Deo Deus, de omnipotente omnipotens, de aeterno natus est coaeternus... idem vero sempilerni Genitoris Unigenitus sempilernus natus est de Spiritu sancto ex Maria Vigine ?. »
Cap. 1v : « Ingreditur ergo haec mundi infima Filius Dei... novo ordine, nova nativate generatus*... nova nativitate generatus, quia inviolata virginitas concupiscentiam nescivit, carnis materiam ministravit... Qui enim verus est Deus, idem verus est homo, »
Ces passages pouvaient donner à songer à Nestorius et lui inspirer quelques soupçons touchant son accord avec « le chef aimé des Romains ». Ces soupçons lui ont peut-être traversé l'esprit et l'ont empêché de faire une démarche décisive. Le nombre des passages favorables l'emportant sur celui des génants, il s’est cru quand même autorisé à écrire que le Pape Léon pensait comme lui,
1. Nestorius devait trouver cette finale tout à fait de son goût, « Dei Filius » est distingué de « Verbum ».
ἃ. Se rappeler que Nestorius ne veut pas admettre que le Verbe, le vrai Fils unique de Dieu, soit né deux fois. Il est vrai que saint Léon n'emploie pas le mot « Verbe », mais le « idem » est assez clair.