‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 19 sur 197 · Lettre à Cosme, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Lettre à Cosme, loc. cit., p

2. Ibid., p. 363-364. Plusieurs de ces anecdotes sont rapportées par Mari. La légende syriaque mentionne celle qui a trait au portrait de Pulchérie.

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Je l'ai fait, parce que j'avais pitié de son âme et pour ne pas faire des victimes de ceux qu'elle choisissait criminellement. Je ne fais qu'indiquer ceci, car elle m’aimait ; aussi je passe sous silence le reste de sa faiblesse d'esprit de jeune fille et je le tais. C’est pour cela qu'elle ἃ lutté contre moi!.»

Il défendit d'accepter des dons à l’occasion du sacerdoce et mécontenta par là plusieurs évêques. D’après ce qu’il raconte lui-même, il s’attira l'inimitié de saint Cyrille, en ne lui envoyant pas les eulogies d’usage, après sa consécration épiscopale ?. Il présente ce fait comme ayant été la cause déterminante des accusations d’hérésie que l’évêque d’Alexandrie porta contre lui. Mais c’est là, comme on va le voir, une interprétation mesquine et tout à fait insuffisante de la conduite de Cyrille.

δ III. — Les débuts de la controverse sur le «théotocos »

Qui aurait dit que celui qui poursuivait l’hérésie avec tant de rigueur allait être bientôt lui-même rangé au nombre des hérétiques? C’est que, sans s’en douter, ce fidèle disciple de Théodore de Mopsueste portait en lui une pensée hétérodoxe. Aussi son étonnement fut grand quand il se vit accusé d'hérésie: il nous l’apprend lui-même dans une lettre à Jean d’Antioche :

«Je croyais que les hommes auraient pu lancer plus facilement contre moi toute autre calomnie que celle d’avoir des sentiments contraires à l’orthodoxie, moi qui mène jusqu'à ce jour la lutte contre tous les hérétiques et me réjouis des nombreuses inimitiés que je m'attire par cette conduite ?. »

1. Le Livre d'Héraclide, p. 89. Les auteurs jacobites accusent aussi Pulchérie de fautes contre les mœurs, mais leur témoignage est plus que suspect. Celui de Nestorius appelle aussi des réserves. Il ne faut pas oublier que le Livre d'Héraclide est une apologie personnelle sans sérénité, où les événements sont parfois travestis et où abondent les jugements téméraires.

2. « Déjà auparavant, il avait été blessé par moi et il ne cherchait qu’un prétexte, parce qu’il n’avait pas reçu de ce qu’on appelle eulogies. Il était aussi froissé de ce que je n'aidais pas ses clercs ». Ibid., p. 92. Dans une lettre à Jean d’Antioche, saint Cyrille déclare que Nestorius a considéré ses démarches auprès de lui comme inspirées par la malveillance : ἀλλ᾽ ἐμὲ μὲν φήθη ταῦτα γράφοντα δυσμενῆ. Epistol. XIII, ». α., t. LXXVII, col. 96 A.

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