Loors, p
2. Nestorius parle aussi du concile général dans sa troisième lettre au pape Célestin, écrite entre le 19 novembre et le 6 décembre 430. Loors, p. 182.
3. D'après Loofs, p. 98, la lettre à Jean d’Antioche aurait été écrite après l’ar-
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Cyrille ne s'était pas pressé de les faire parvenir à destination. Fort de l’approbation que le pape avait donnée à sa doctrine, il voulut la condenser dans un document que Nestorius aurait à signer, s’il voulait rester en communion avec l’Église romaine et le reste de la chrétienté. En agissant de la sorte, l’évêque d'Alexandrie n'outrepassait pas le mandat de Célestin !. On peut seulement regretter qu'il n’ait pas mis plus de formes et de courloisie dans le libellé de son ultimatum ?.
Celui-ci fut rédigé sous forme d’une lettre que Cyrille fit approuver par un concile réuni par lui à Alexandrie et qui fut expédiée à Nestorius, à la date du 3 novembre 430. C’est un exposé magistral de la doctrine orthodoxe sur le mystère de l'Incarnation. Cyrille y met vivement en relief l’unité de sujet individuel dans le Christ et fait ressortir avec éclat l'opposition qui existe entre sa doctrine et la conception nestorienne. La lettre se termine par douze anathématismes, qui en résument brièvement tout le contenu doctrinal et réfutent directement les erreurs de Nestorius 5. Ce sont ces anathématismes que celui-ci devait souscrire pour échapper à la condamnation qui le menaçait.
$ V. — Le concile d’Éphèse.
Les envoyés de saint Cyrille arrivèrent trop tard à Constantinople pour que les messages dont ils étaient porteurs pussent avoir quelque effet. Nestorius avait habilement détourné de sa tête les foudres de Rome et d'Alexandrie en demandant à l’empereur Théodose II de convoquer un concile général pour examiner son cas. Sa requête avait été précédée
rivée des Alexandrins. Avec Héfélé nous la croyons antérieure à cette date, car on n’y trouve pas d’allusion aux anathématismes de Cyrille.
1. Célestin avait écrit à Nestorius : Alerandrinae Ecclesiae sacerdotis fidem et probavimus et probamus. Et lu, admonitus per eum rursus, senti nobiscum. Cui fratri si a Le praebeatur assensus, damnalis omnibus quae hucusque sensisti, statim haec volumus praedices quae ipsum videas praedicare, Manxst, IV, col. 1034. Cf. Caelestini épist. ad Cyrillum, col. 1022.
2. On peut dire à la décharge de saint Cyrille que le pape parlait aussi vertement que lui. La période des admonitions en style académique était passée.