‹ Nestorius et la controverse nestorienneChapitre 35 sur 197 · Ibid., col. 1231 sq · texte numérisé non relu

Ibid., col. 1231 sq

ἡ, Ibid., col. 1235 sq.

5, Col. 1259.

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o4 NESTORIUS ET LA CONTROVERSE NESTORIENNE

au clergé, au sénat et au peuple de Constantinople pour faire connaître sa décision, en même temps qu'il sommait les membres du vrai concile de se séparer de Cyrille et de Memnon et de se joindre à Jean f.

Les divers rapports qu'il avait reçus de part et d’autre produisirent sur l'empereur Théodose une impression déplorable. Sans retard, il dépêcha à Ephèse le magistrat Pallade avec une lettre fort sévère, qui frappait de nullité tout ce qui s'était fait jusqu'alors, et interdisait aux évêques de quitter Ephèse, avant qu'une enquête sur ce qui s'était passé n’eût été conduite par ses officiers ?. Chacun des deux partis écrivit à l’empereur pour essayer de le prévenir en sa faveur et justifier sa conduite respective à. |

La lettre de l’empereur n’empêcha pas Cyrille de faire tenir une seconde session, le 10 juillet, dans la demeure épiscopale de Memnon. Elle fut motivée par l’arrivée des trois légats du pape, qui remirent au concile une lettre du pape Célestin et insistèrent sur ce point que, l'affaire de Nestorius ayant déjà été réglée à Rome, le concile n'avait qu'à s'unir à la décision papale et à la promulguer. Les Pères se firent lire la lettre que Célestin leur adressait et l'approuvèrent en disant : « Voilà le véritable jugement ; actions de grâces au nouveau Paul, Célestin, au nouveau Paul, Cyrille, à Célestin le gardien de la foi*. » Conformément aux ordres qu'ils avaient reçus du pape, les légats demandèrent communication des Actes de la première session, afin qu'ils pussent les confirmer, ἵνα βεῤδαιώσωμεν 5.

Le lendemain, 11 juillet, se tint la troisième session, tou-

jours dans la maison de Memnon. Les légats du pape décla-

rèrent avoir lu les Actes de la première session et avoir trouvé tout à fait canonique et conforme à la discipline ecclésiastique la sentence portée contre Nestorius. Ils demandèrent ensuite, pour obéir aux instructions de Célestin, la

. Col. 1270-1280.

. Col. 1378 sq.

. Col. 1379, 1386, 1422.

. Ibid., col. 1287.

. Col. 1280.

QE ὧδ.» "»

lecture publique des Actes; on accéda à leur désir. Puis chacun d'eux fit un petit discours, où il approuva la condamnation de Nestorius. Le prètre Philippe prit le premier la parole et parla en termes magnifiques de la primauté de Pierre !.

Après que les trois légats eurent signé les Actes des trois sessions déjà tenues, le concile envoya à l'empereur une lettre souscrite par les évêques présents, dans laquelle on déclarait que l'Occident était d'accord avec l'Orient pour condamner Nestorius, comme venaient de le témoigner les légats du pape. On demandait aussi à l'empereur d'autoriser l'élection d'un nouvel évèque de Constantinople et le retour des membres du concile dans leur pays ?.

Nous ne pousserons pas plus loin l’histoire du concile d'Éphèse, qui devient très compliquée à partir du moment où nous la quittons. Aussi bien, après que les légats romains eurent approuvé et confirmé la sentence portée en leur absence contre Nestorius, le but du concile était atteint. Si saint Cyrille avait eu tort de brusquer l’ouverture de l’as-

semblée — et nous avons vu qu'il pouvait se couvrir de bonnes excuses —, s’il y avait eu quelque irrégularité dans la première session — et les légats n'en trouvèrent point —.,

Rome venait par ses représentants d'appliquer la sanalio in radice. Au point de vue canonique et dogmatique, il n’y avait plus rien à dire. Les Orientaux perdirent leur temps à attaquer l'orthodoxie de l'évêque d'Alexandrie, que le pape Célestin trouvait irréprochable. Par ailleurs, les excommunications que le concile lança ensuite contre les membres du conciliabule ne devaient pas être approuvées par le pape, ni finalement par l'empereur. Nestorius n'avait rien gagné à demander un concile. Il eût mieux valu pour lui et pour la paix de l’Église qu’il se fût soumis à la décision du concile romain de 430.

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